Le billet

​France 2016


31/12/2015




Fini de festoyer. Les popotiers de l'Élysée et de Matignon veulent faire avaler à la France de 2016 le plat indigeste cuisiné avant Noël : chasser de France, pour cause de terrorisme, des Français nés et éduqués en France mais binationaux. Tout le monde le dit : cette déchéance de nationalité sera inefficace (pas plus que la peine de mort, elle ne dissuadera un fanatique) et peu applicable. C'est un symbole en forme de coup politique à la Mitterrand. Subtilisant une proposition sarko-lepéniste qu'il vilipendait il y a cinq ans, François Hollande flatte la droite extrême pour être réélu dans 18 mois. En attaquant le fondamental droit du sol, en stigmatisant une catégorie de Français, il divise le pays, déchire la gauche qu'il veut plier à ses ambitions. Et malgré tout persiste. Il ne déçoit pas  Il déchoit. Mais rien n'est joué. Bonne année à la France de Charlie, du Bataclan et des terrasses parisiennes bigarrées, aux binationaux, à tous ceux qui construisent l'universalité version française.

Michel Rouger





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

​UIPP - 31/01/2020

Etiquettes - 23/01/2020

La peine au travail - 16/01/2020

Violence d’État - 09/01/2020

​Les vœux - 19/12/2019

​Aux Actualités - 12/12/2019

​Juste - 05/12/2019

​​Vendredi culte - 27/11/2019

​Notre carte - 21/11/2019

​Marché colonial - 08/11/2019

​La trêve - 30/10/2019

​Le Peuple - 24/10/2019

​Méditation - 02/10/2019

​Hissez haut - 25/09/2019

​A table - 12/09/2019

Destination mars - 05/09/2019

​Heureux - 04/07/2019

Total sur le grill - 26/06/2019

​Souffrances - 19/06/2019

​Montez ! - 13/06/2019

1 2 3 4 5 » ... 18


Le billet de la semaine

La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

13/02/2020

Nono

Newsletter