Le billet

​État d'alerte


03/12/2015




Trois semaines après la tragédie, l'état d'urgence met les défenseurs des libertés en état d'alerte permanent. Les interpellations, perquisitions et gardes à vue sans aucun lien avec des menaces terroristes s'étalent dans la presse. Et que je t'enfonce les portes, plaque au sol, passe les menottes. L'état d'urgence est une aubaine pour accélérer des procédures sans les contraintes de la Justice ou simplement pour terroriser des militants. Au moins la montée de cette insécurité d'État était-elle prévisible : tout régime d'exception offre aux autorités d'un pays une sorte de jouissance policière dont elles ne se débarrassent pas facilement. Obama n'a pas fermé Guantanamo. Heureusement, la société civile - militants des droits humains, mouvements de jeunes, la presse... - se mobilise, les parlementaires eux-mêmes créent une alerte quotidienne. La résistance est en marche contre ce recul des libertés qui fait des terroristes kamikazes des cadavres souriants. 

Michel Rouger





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La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

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