Le billet

​Crac(s)


09/11/2017




Ils ne sont pas prêts de s'écrouler, oh non ! De légers craquements seulement se font entendre. Insensiblement, les deux piliers du pouvoir semblent cette fois branler. Attaquée pour la septième fois en dix ans, la ploutocratie mondiale qui tire profit et s'affranchit des sociétés depuis quelque trente ans est démasquée comme jamais par l'union internationale de 400 journalistes d'investigation qui ne la lâchent plus. Parallèlement, la phallocratie affronte les rébellions inédites des victimes de harcèlement sexuel  et de 341 professeur·e·s qui n'enseigneront plus le dogme grammatical édicté par les barbons de l'Académie au XVIIᵉ siècle et inoculé dans le cerveau de tous les petits Français depuis le XIXᵉ : « Le masculin l'emporte sur le féminin. » Toute une histoire. Toute l'Histoire. Quoi qu'il arrive, ces assauts et rébellions sont bonnes à prendre en ces temps de déprime démocratique.

Michel Rouger





1.Posté par Bouju le 10/11/2017 09:28
c'est clai, net, bien vu, je souscris. Ne jamais se lasser, le tissu libérateur qui se trame mène vers...des lendemains chantants?Bonnes journées à venir.

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​L'accueil à la française

Mardi, à Calais, le Président a annoncé que l'État distribuerait lui-même désormais les repas aux migrants. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, s'est aussitôt attelé à organiser le service et il est question qu'il vienne lui-même le premier jour servir nos invités en attendant de passer la louche aux CRS ou aux gendarmes mobiles : la question n'est pas tranchée. Mais les migrants viendront-ils ? Déjà, pour qu'ils puissent se reposer, on leur offre des auberges tout confort et ils les boudent ! Ces « centres d'accueil et d'examen » seraient des antichambres de leur renvoi, craignent-ils. Où vont-ils chercher ça ? C'est vexant. Il est arrivé que des gendarmes saisissent leurs duvets et effets personnels et les jettent à la poubelle, ce qui a révolté le Secours Catholique et l'Auberge des migrants qui viennent de porter plainte. Mais il faut le comprendre aussi le gendarme : il se décarcasse, ils refusent, ça l'énerve.

Michel Rouger

18/01/2018

Nono










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