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​Coup de tampon


23/07/2015

Un beau jour de l'an 2013, le souverain français François dit  : désormais, le silence de l'administration vaudra accord. Le peuple salua ce silence libérateur et les commis de l'État attaquèrent dare-dare l'examen des 3 600 formalités de notre patrimoine administratif national. Cependant, un stress irrépressible les laissèrent en arrêt devant les arrêtés. S'auto-trancher la main qui tranche, paraphe, atteste, tamponne, qui eût pu ?  Ils mirent des sauf si, des sauf que, des hormis, maintinrent le radical Silence vaut refus. Au total érigèrent « 2 400 exceptions », devaient rapporter à l'été 2015 les sénateurs Sueur et Portelli. L'exception était devenue la règle. Et le resta. Questions, réclamations, convocations demeurèrent donc. Les années passant, les occasions de dialogue étant devenues si rares et l'État si distant, on finit même par ne plus détester les rendez-vous avec les fonctionnaires. Certains songeaient même à faire inscrire ces rencontres au patrimoine immatériel de l'humanité.

Michel Rouger




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