Le billet

​Coup de tampon


23/07/2015




Un beau jour de l'an 2013, le souverain français François dit  : désormais, le silence de l'administration vaudra accord. Le peuple salua ce silence libérateur et les commis de l'État attaquèrent dare-dare l'examen des 3 600 formalités de notre patrimoine administratif national. Cependant, un stress irrépressible les laissèrent en arrêt devant les arrêtés. S'auto-trancher la main qui tranche, paraphe, atteste, tamponne, qui eût pu ?  Ils mirent des sauf si, des sauf que, des hormis, maintinrent le radical Silence vaut refus. Au total érigèrent « 2 400 exceptions », devaient rapporter à l'été 2015 les sénateurs Sueur et Portelli. L'exception était devenue la règle. Et le resta. Questions, réclamations, convocations demeurèrent donc. Les années passant, les occasions de dialogue étant devenues si rares et l'État si distant, on finit même par ne plus détester les rendez-vous avec les fonctionnaires. Certains songeaient même à faire inscrire ces rencontres au patrimoine immatériel de l'humanité.

Michel Rouger





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La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

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