Le billet

​Bibi le bourreau


26/04/2018




Chaque vendredi, depuis le 30 mars, ils s'avancent par milliers jusqu'à la limite de leur non-pays. Ils marchent par désespoir devant l'incurie de leurs dirigeants et la cruauté de Bibi, le chef du pays voisin qui les tient encagés. Dès le premier jour, les soldats surarmés de Bibi les ont mis en joue. Et tiré. 18 morts, 1400 blessés. Les vendredis suivants, ils ont encore tiré : 40 morts désormais. Quand des Juifs s'alarment de voir ainsi leur pays perdre son âme et donner des armes à l'antisémitisme, Bibi ne semble pas capter. Il n'a aucun autre avenir à offrir. Le dialogue, la paix lui sont étrangers. Coloniser, terrifier meublent sa pensée. Le 15 mai, ils reviendront de nouveau par milliers à la frontière en rêvant au pays perdu il y a 70 ans. Et les soldats de Bibi tireront. Inquiété par la justice, Benyamin Netanyahou, dit Bibi, tombera peut-être un jour pour corruption. Pas pour terrorisme.

Michel Rouger  

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1.Posté par Bouju Martine le 27/04/2018 12:29
cette terrible vérité!
merci de l’exposer ainsi, sans fard, sans indulgence, mais trop de Bibis ne liront pas ces lignes, la Shoah est un terrible argument pour justifier .

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La démocratie est aujourd'hui échouée sur le rond-point de la République. Une foule d'individus en gilets jaunes entourent le pilote. Celui-ci actionne en vain les commandes. Il faut dire qu'il s'agit d'un jeune un peu inconséquent. Il y a dix-huit mois, il a arraché le volant aux conducteurs expérimentés et entamé une course sans crier gare. Il s'est pris pour un dieu, jupiter. Il a bousculé le petit peuple, s'est fait applaudir par les nantis, a lancé un bras d'honneur à chaque appel à la prudence. Seuls ces gilets jaunes ont pu le stopper. Ils l'ont même contraint à faire marche arrière. Alors que les violences policières font frémir, que des casseurs, extrémistes et démagogues tentent de profiter de l'aubaine, qui peut sortir la démocratie de cette ornière ? Les “casques bleus” habituels, ceux qu'on appelle les “corps intermédiaires”, en tête desquels les syndicats jusqu'ici méprisés.

Michel Rouger

06/12/2018

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