Le billet

​Algérie, suites


28/02/2019




Revoilà l'Algérie et ses malaises jamais guéris. Forcément à la Une, ici, tant les liens sont uniques. A chaque crise, des millions d'esprits, en France, rembarquent pour un voyage intérieur souvent encombrés de lourds bagages impossibles à poser. Fuites de jeunes des quartiers qui, mal vus ici, s'imaginent une vie là-bas. Déchirures entre deux exils des familles immigrées. Cauchemars des "soldats malgré eux" qui, au bilan de leur vie, ressassent la sale guerre. Nostalgie des pieds-noirs. Déception des coopérants des années 70 restés amoureux du pays et de ses habitants si accueillants à peine sortis de la guerre. Alors les voyages deviennent rêves : quelle serait la vie si le lobby colonial et les gouvernements français n'avaient pas poursuivi plus de sept ans durant une guerre sanglante ? N'avaient pas récusé les démocrates algériens pour conduire au pouvoir les militaires et leurs castes qui, cinquante-sept ans après la libération, exploitent toujours le pays et désespèrent, de génération en génération, la jeunesse algérienne.? 

Michel Rouger

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Lundi, c'était 360 tonnes d'escalopes de poulets gorgés d'eau. Avant l'été, 780 tonnes de faux steaks hachés enrichis d'amygdales, cœurs, cartilage, soja, amidon... Les extras proposés depuis un an aux cinq millions de bénéficiaires en France de l'aide alimentaire estomaquent. Le service européen qui paye ces cochonneries, le Fonds d'aide aux plus démunis, n'a cure des fraudeurs comme des pauvres. L'organisme FranceAgriMer qui fournit les associations manque de moyens de contrôle. Ainsi, l'industriel polonais peut aussi importer ses carcasses de viande du Brésil sans que personne ne mette son grain de sel. Les maîtres queux de Bruxelles sont-ils prêts à planter leurs fourchettes dans ce fricot– sain, disent les autorités – pour afficher leur confiance dans le CETA et le Mercosur, ces juteux accords de libre-échange ? Qui font si bien voyager bœufs et poulets sur l'Atlantique qu'on en perd la trace ? Mieux vaut opter pour le circuit court, le local.  Et ça vaut aussi pour l'assiette des pauvres.

Michel Rouger

12/09/2019

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