Le billet

​2018, la révolte


13/12/2018




2018 s'achève et il en restera surtout, non pas la victoire de footballeurs millionnaires, mais la révolte des invisibles qui, soudain, n'ont plus supporté de courber l'échine devant les inégalités brutales économiques et sociales imposée par le pouvoir absolu de l'argent. Il y a cinquante ans, la révolte ouvrière et étudiante contre une société archaïque inaugurait quinze années de transformations profondes, notamment la libération des femmes. Après les “évènements de 68”, les “évènements de 2018” ? La révolte des Gilets Jaunes, largement soutenue par l'opinion, peut-elle annoncer un nouveau moment historique où la réduction des inégalités et la défense de la planète, devenues clairement indispensables et indissociables, seraient devenues priorités politiques ? C'est possible mais il faudra cette fois dominer les démons qui se sont réveillés, ceux de la droite extrême qui rêve, dans tout l'Occident en crise, de ramasser la mise...

Michel Rouger

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Merci Mustapha. Courage.

La France, qui a vite fait de s’apitoyer sur la détresse des Afro-Américains, semble découvrir qu’elle a elle-même ses Afro-Franciliens fauchés plus que tout autre par le Covid-19. Une visite présidentielle ne saurait effacer une honte républicaine qui court depuis des décennies malgré tous les rapports et les S.O.S.. Autant que le Covid-19, c’est le virus de la pauvreté qui tue aujourd’hui en Seine-Saint-Denis. Parce que le pauvre, ici comme à New-York comme partout, est mal logé, mal nourri et ne peut guère se confiner. Car il faut bien s’entraider et prendre les transports pour bosser. Pour   nettoyer, livrer, soigner, servir ceux qui vont mieux, vont bien et ne vous regardent pas sinon de très haut. Mustapha, Fatima, Boubacar... La grande crise, au moins, vous rend visibles car indispensables. Espérons que vous ne soyiez pas encore victimes demain d’un virus tenace que vous connaissez bien : l’oubli. 

Michel Rouger

09/04/2020

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