Le billet

​« Liberté ! »


06/02/2019




Paris, 5 février 2023. - Hier soir, des policiers en civil ont arrêté cinq jeunes d'un collectif « Liberté ! » réunis dans l'arrière-salle d'un café. Sur ordre des préfets et sans que des délits aient été constatés, les arrestations dites "préventives" s'intensifient contre ces collectifs de jeunes d'autant plus que huit mois après la victoire de l'extrême-droite aux élections, l'opposition reste paralysée. Au parti En Marche, les frondeurs accusent l'ancien président Macron d'avoir provoqué une abstention record en poursuivant sa politique inégalitaire malgré le conflit des Gilets Jaunes et le débat national qui a suivi. A gauche, les reproches s'abattent sur ceux qui ont provoqué la victoire de l'extrême-droite en s'abstenant. Le nouveau pouvoir s'attaque donc froidement à la liberté de manifester en s'appuyant sur la cybersurveillance tolérée depuis longtemps par l'opinion et aussi sur la « loi anti-casseurs » adoptée il y a tout juste quatre ans, le 5 février 2019, par 387 députés En Marche ou de droite. Parmi eux, six ont vu leurs enfants arrêtés ces derniers jours... 

Michel Rouger

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1.Posté par l'Azou le 08/02/2019 08:35
Très réaliste cette note «mais hélas on n'atteindra pas 2023 pour faire de «la prévention». A cet égard je conseille la lecture à ceux qui le veulent, un livre témoin, «Paranoïa, la folie qui fait l'histoire», de Luigi Zora.
Il conclut par ces mots prémonitoires:
«Au fond de nous, nous devons continuer de dire non à la suspicion et à l'allusion. Car elles sont la vraie, la seule tentation qui renaît toujours. Le seul mal qui traverse à la fois chacun de nous et l'histoire toute entière. A nous de dire non à Iago».
Ne pas céder à la tentation du rejet, une ascèse en ces temps où tout glisse si vite....

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La peine au travail

Bonne année aux ouvriers des abattoirs. Et bonne santé surtout ! Par exemple à tous les collègues des ouvrières et ouvriers qui nous bouleversent dans le remarquable film Entrée du personnel à voir ou à revoir jusqu’au 6 mars sur Arte. Révoltant. Les bêtes pâturant chez l’éleveur du coin sont mieux traitées. Un film à voir par tous. Surtout par ceux qui veulent défendre ou réformer les retraites. « Reste à y arriver en bonne santé, dit un ouvrier, et à en profiter au moins deux ans. Autrefois les gens n’avaient pas des cadences comme ça. » Dans des tas de professions, de la souffrance physique au burn-out, la peine au travail s’est aggravée, malgré ou à cause de la robotisation, et à la fin, ceux qui ont beaucoup peiné et meurent tôt financent toujours les retraites de ceux qui ont moins peiné et meurent tard. Une injustice criante aggravée par le  pouvoir actuel qui a durci des critères de pénibilité déjà indigents. Un sujet qui devrait être au cœur des propositions des partis de gauche s’ils étaient vraiment sensibles à la peine au travail des milieux populaires. 

Michel Rouger

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