« Main basse sur les esprits ». Ainsi peut-on regrouper les séries d’extrême-droite qui ne quittent plus l’actualité. Après « Main basse sur les médias privés » et « Main basse sur l’édition » de Vincent Bolloré est arrivée « Main basse sur l’audio-visuel public ». Sur un coup tordu, le vol d’une conversation de deux journalistes, a été jeté le fiel du soupçon qui a justifié le lancement d’une commission d’enquête parlementaire avec la complicité du pouvoir. La commission s’est choisi comme rapporteur l’extrémiste Charles Alloncle qui s’est cru au temps de l’Inquisition et a construit un rapport si déloyal que sur les 30 députés de la commission, 12 seulement (la droite) ont voté pour le rendre public. Mais la gauche (10) s’est retrouvée seule à voter conre : en s’abstenant, les centristes et macronistes, faisant de ouveau la courte échelle à l’extrême-droite, permettent qu’à partir du 4 mai, l’audio-visuel public soit jeté en pâture jusqu’à l’élection présidentielle. Elle a lieu dans un an et il est temps d’imaginer la saison 2. Bardella est élu Président grâce à une grande vague d’abstentions. Il nomme Alloncle ministre de l’Information et Pascal Praud à la tête de La Voix de la France, survivante de l’ex servie public vendu par morceaux à Bolloré. Hanouna présente le 20 h où Bardella apparaît souvent au bras de Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, sûrement une ouvrière en colère rencontrée un jour.
Michel Rouger
Michel Rouger



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