Le conservatoire de musique : l'art et la manière

Catégorie : Retrouvez aussi

10,00 €




Pour certains, le conservatoire de musique est un lieu de plein épanouissement. Pour d'autres, il est un lieu d'élitisme ou d'excellence. Pour d'autres encore, le meilleur instrument pour dégoûter à tout jamais de la musique. Mais il est là, au cœur de la cité où il diffuse des concerts, propose des cursus d'apprentissage, favorise les rencontres... En réalité, il est en mutation. Que faire de son héritage? Comment se positionner face aux propositions musicales actuelles ? Comment répondre aux multiples usagers ? Lieu de culture et aussi de socialisation, le conservatoire est plus qu'un espace, il est une façon de penser le musical. Basé sur des observations et sur des travaux de recherche, cet ouvrage propose de réfléchir sur les enjeux du conservatoire en prenant position ou en interrogeant des pratiques qui peinent parfois à se renouveler. Il questionne aussi la place et les fonctions des acteurs, du directeur à l'élève.

(Participation aux frais de port : 2,40 €)


Le billet de la semaine

L'oiseau

Dans sa cage, l’homme regarde l’oiseau. Et l’oiseau regarde l’homme. Soudain, l’oiseau s’envole. Il file vers la plage, se pose à un mètre d’un CRS qui contemple la mer, guette un confiné évadé ou songe aux Gilets Jaunes qu’il blessait l’an dernier. L’oiseau reprend son vol. Il voit l’agitation aux portes de l’hôpital, une soignante adossée au mur, épuisée, accablée. Aperçoit dans les rues vides un livreur, des éboueurs, une caissière derrière une vitre, un petit peuple qui assure la survie. Il survole des cages avec de grands jardins et d’autres empilées, entassées. Curieux humains qui s’accommodent des inégalités et font preuve de solidarités. Puis il croise d’autres oiseaux. Ils chantent de nouveau dans la ville. Une femme à son balcon les observe et sourit, protectrice. L’oiseau revient. Il retrouve l’homme dans sa cage. « Alors ? », demande l’homme. « Il faut tout changer », répond l’oiseau. L’homme se lève enfin : «  Oui, on va tout changer. »

Michel Rouger

26/03/2020

Nono

Newsletter