Rebelles non-violents

Communiquer sans stéréotype de sexe : un guide pratique

Jeudi 31 Mars 2016


Lancé le 5 novembre 2015 par le Haut Conseil à l'Egalité, le Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe est destiné aux professionnel·le·s de la communication, des collectivités locales, des services de l’Etat ou des établissements publics. La liste n'est pas close puisque vous pourrez le consulter sur le document pdf en fin d'article.

Ce guide d'une trentaine de pages, pensé comme un outil pédagogique et concret pour la communication, invite à « user du féminin » et ainsi éviter une « hiérarchisation des sexes par le langage », à réhabiliter " l’usage de la règle de proximité, qui consiste à accorder les mots avec le terme le plus rapproché (Par exemple : ‘les hommes et les femmes sont belles’ ou ‘les femmes et les hommes sont beaux’)»  ; à « accorder les noms de métiers, titres, grades et fonctions avec le sexe des personnes qui les occupent » : pour mémoire,  la règle du « masculin l’emporte sur le féminin » est une création du XVIIème siècle. 

Le guide recommande d'user du féminin et du masculin dans les messages adressés à tous et toutes, d' utiliser l’ordre alphabétique lors d’une énumération, de parler « des femmes » plutôt que de « la femme », de la « journée internationale des droits des femmes », plutôt que de la « journée de la femme », et des « droits humains » plutôt que des « doits de l’homme ».

Quand on sait que le marché de la communication publique représente plus d'un milliard d'euros par an, l'impact des mots et des images sur le cerveau est réellement à prendre en compte dans notre quotidien. C'est un exercice intéressant qui aide à pourchasser les stéréotypes.

Lire le guide en pdf

Nouveau commentaire :




Pourquoi ce blog
Marie-Anne Divet
Marie-Anne Divet
Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

Marie-Anne Divet






Cette semaine sur Histoires Ordinaires