Rebelles non-violents
Aujourd’hui, ils ont 25 ans et finissent leurs études ou commencent à travailler. Tous, lorsqu’ils étaient enfants, devaient fouiller dans la décharge « à ciel ouvert » de Phnom-Penh, au Cambodge, pour survivre.

C’est là que Christian et Marie-France des Pallières, un couple de voyageurs français, les rencontrent, il y a plus de vingt ans. Ils décident alors de se battre sans limite pour sortir ces enfants de cet enfer.

A ce jour,  avec l'association " Pour un sourire d'enfant", ils ont permis à près de 10.000 enfants d’accéder à l’éducation pour se construire un avenir.

Ce film est l’histoire d’une aventure humaine extraordinaire.

Christian des Pallières, appelé affectueusement « PAPY » par les enfants, s’est éteint samedi 24 septembre 2016, à l’âge de 82 ans.

 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 20 Octobre 2016 à 15:10
Réfugié-e-s City Plaza est un documentaire réalisé par Jacques Leuleu et Jean-Marc Thérin, qui se sont rendus sur place en juillet 2016. Ce film rend compte de l’expérience d’autogestion de l’hôtel City Plaza à Athènes avec des réfugiés et des volontaires internationaux. Il met en lumière une autre façon d’accueillir les réfugiés qui fuient la guerre et la terreur, en opposition aux camps mis en place par l’Etat Grec et “l’Europe”.

L’organisation du City Plaza fonctionne sans aide étatique.

Après les attaques de ces lieux d’accueil, du gouvernement Tsipras à Thessalonique d’abord, et d’Aube Dorée en fin août au Notara, le “City Plaza autogéré” est lui aussi en danger. Populariser son existence est  un des moyens pour la protection de ce lieu.

Vous pouvez soutenir le City Plaza en informant votre entourage de son existence, en diffusant le film et les informations sur les réseaux sociaux, sur vos blogs, en organisant des projections, en tous lieux. Le fime est en ligne.
Si vous souhaitez apporter un soutien plus direct, n’hésitez pas à contacter : solidaritegrec@orange.fr
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 13 Octobre 2016 à 14:04
La maltraitance, c'est le sujet de ce long-métrage d'animation pour les enfants, réalisé par Claude Barras, écrit par Céline Sciamma et inspiré du roman de Gille Paris " Autobiographie d'une courgette ".

Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas, même, à être heureux…

"L’enfance, c’est un territoire émotionnel hyper vaste, confie Céline Sciamma à Allociné, On peut vivre extrêmement violemment des petites choses. Une humiliation d’enfant, vous vous en souviendrez toute votre vie. On dit que c’est tabou, mais il y a peut-être un peu d’hypocrisie à penser que l’enfance est une espèce de territoire préservé. Et là, on parle d’enfants qui ne sont absolument pas protégés. Du coup, on a une responsabilité à raconter ces histoires et à s’adresser aux enfants en leur parlant d’eux."

Le film a été primé au Palmarès Annecy 2016.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 15 Septembre 2016 à 19:22
En ces temps de rentrée scolaire, un article simple à lire d' Olivier Maulini, co-coordinateur du Comité de programme de la Formation en enseignement primaire, avec Carole Veuthey à l'Université de Genève.

" L’école doit-elle parler de la guerre, du terrorisme ou plus généralement de la violence aux enfants ? Et si oui, comment ? " demande le chercheur.

Quant à la réponse, selon lui, deux écoles s'opposent : une qui plaide pour confronter d’emblée les élèves à la part d’ombre de l’humanité, et celle qui préfère repousser cette confrontation en direction de l’adolescence et de l’âge adulte ". 

Demande-t-on aux enseignants de confronter les enfants aux images atroces ou à des récits insupportables ? Les enfants doivent-ils être seuls pour affronter leurs angoisses ? Le pédagogue suggère au contraire le partage : " ... les frayeurs ou les excitations ressenties doivent au contraire être peu à peu partagés, parlés, élaborés. La violence doit moins être éprouvée individuellement (« j’ai peur ! ») que pensée collectivement (« de quoi avons-nous peur ? »). Et pour être pensée, elle doit être transposée, représentée, symbolisée dans des tiers-objets que les différentes civilisations ont inventés pour mettre la férocité à distance et la secondariser, c’est-à-dire s’en ressaisir culturellement par des mots et des idées. "
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 15 Septembre 2016 à 17:35
Qu'est-ce donc ce Poèmaton… Imaginez un photomaton qui vous offrirait pour quelques secondes, une pause poésie susurrée à l'oreille. Imaginée par Isabelle Paquet, directrice artistique de la compagnie Chiloé à Lyon, il tourne le Poèmaton, de village en village, parfois sur le trottoir, parfois enfermé dans les murs d'une école ou d'une bibliothèque, d'Alterniba en Printemps des poètes parisien...

Si vous croisez sa route, n'hésitez pas, entrez, installez-vous confortablement, placez votre oreille à la hauteur du dessin qui représente une oreille, écoutez, vous allez entendre un poème que vous emporterez ensuite chez vous comme un petit bonheur.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 30 Juin 2016 à 18:16
Des femmes contre le militarisme et la guerre de C. Cockburn
En 2001, dans une conférence qu'elle donnait à des étudiants japonais, la chercheuse anglaise Cynthia Cockburn disait déjà : " A travers la participation depuis de nombreuses années à un réseau international d’intellectuelles – “femmes dans les zones de conflits” –, basé au Canada, j’en suis venue à voir comment les expériences de guerre des femmes étaient différentes de celles des hommes. (...). Il y a un fil qui court entre la violence dans la vie de tous les jours (le coup de poing) et la violence dans la guerre (les tanks et les missiles). Ce lien est le genre ; précisément, c’est la culture masculine de la violence, dont une fonction est d’intimider et contrôler les femmes. Ainsi, la culture fait de la vie des femmes une zone de guerre même en temps de paix."

Depuis les années 1980, elle a longuement interviewé des hommes et des femmes, membres de collectifs au Royaume-Uni, en Irlande du Nord, en Turquie, en Bosnie, à Chypre et en Israël, entre autres. Elle est elle-même membre active du collectif « Femmes en Noir contre la guerre ».

Divisé en trois chapitres, "Des femmes contre le militarisme et la guerre" parle de la naissance du mouvement anti-militariste en Grande-Bretagne. Elle analyse cette période clef  d'une « nouvelle conscience féministe »  de l'après-guerre où les femmes revendiquent non seulement le désarmement nucléaire et l’instauration de la paix, mais aussi leur émancipation. C'est l’action des femmes de Cardiff qui, en 1982, ont marché cent soixante kilomètres pendant dix jours pour arriver à la base militaire de Greenham Common où elles ont campé pendant cinq ans en se relayant avec les 30 000 femmes engagées dans le mouvement. Grâce à la méthode mise en oeuvre, le lien s'est fait entre paix et revendications féministes.

Dans le deuxième chapitre, il est question du mouvement des  "Femmes en noir" de Serbie. Le troisième chapitre expose les idées de Cynthia Cockburn sur une théorie féministe de la guerre. L’auteure démontre comment la guerre et la violence reproduisent des rapports sociaux de sexe inégaux et met en évidence la contribution des mouvements féministes antimilitaristes à la paix.

Dans sa préface, Arielle Denis, directrice de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires et coprésidente du Mouvement de la paix, écrit : « À la lecture de cet ouvrage, j’ai formulé le vœu que toutes les jeunes filles puissent le lire, qu’elles rencontrent ces luttes et ces analyses, qu’elles perçoivent un instant le monde à travers elles, qu’elles s’inspirent du courage de leurs aînées, et, dans la joie et le plaisir de leurs luttes, construisent avec leurs sœurs un bout de chemin vers la paix » 



Cynthia Cockburn, Des femmes contre le militarisme et la guerre, Paris, La Dispute, coll. « Le genre du monde », 2015, 167 p., préf. Arielle Denis, trad. Séverine Sofio, ISBN : 978-2-84303-252-3.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 23 Juin 2016 à 19:14

La cinéaste brésilienne Julia Bacha est connu pour son documentaire "BUDRUS", nom d'un village palestinien qui a adopté en 2003, pendant dix mois, la résistance non-violente à la mise en place d'une frontière qui aurait spolié les villageois de 40% de leur terre.

Dans cette vidéo, elle explique comment nous pouvons changer nos comportements en changeant de focus. Elle en appelle aux médias : présenter la lutte non-violente des palestiniens avec les pacifistes israéliens plutôt que la guerre, ferait la différence pour le rétablissement de la paix.

Si Julia Bacha n'avait pas été là pour filmer, cette lutte non-violente aurait été ignorée du public. "Violence et non-violence ont une chose en commun, dit-elle, ce sont des scènes de théâtre à la recherche d'une audience. Si les acteurs violents font continuellement la une des journaux et attirent l'intérêt sur les Palestiniens, cela devient très difficile pour les leaders non-violents de se faire entendre de leur propre communauté et de faire avancer les idées de désobéissance civile." 

Comment ajouter notre voix à celle de Julia Bacha et réclamer d'avoir aussi de l'information sur les luttes non-violentes ? 

Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 16 Juin 2016 à 20:10
Femmes, printemps arabes et revendications citoyennes
Ouvrage collectif paru en mars 2016 aux Editions IRD ( Institut de Recherche pour le Développement ), sous la direction de Gaëlle Gillot et Andrea Martinez, " Femmes, printemps arabes et revendications citoyennes " met en avant les nouvelles formes de revendications féministes issues des " printemps arabes ".  Réunissant des chercheuses et des militantes, cet ouvrage propose une analyse critique des combats pour les droits des femmes, depuis les aspirations des ouvrières du textile jusqu’aux revendications des féministes laïques ou islamiques, du Maroc à l’Iran en passant par l’Algérie et la Libye. L’accès des femmes à la citoyenneté y apparaît comme un processus en construction, où les revendications pour l'égalité et la justice de genre se jouent tant dans l’espace public que privé, par le droit et par les pratiques au quotidien : accès des femmes à l’espace urbain, à la santé et au travail, pouvoir de décision et de représentation dans la famille et la société, dénonciation des stéréotypes de genre. Ce combat passe aussi par les mobilisations menées pour faire évoluer le cadre juridique et pour endiguer toutes les formes de violences, anciennes et nouvelles, faites aux femmes.  
Dans le sillage des réformes et des révolutions du monde arabe, cet ouvrage apporte un éclairage unique pour comprendre la situation des femmes dans les sociétés arabo-musulmanes contemporaines.

L'institut de recherche pour le développement

Les thèmes du développement et de l’environnement dans les pays du Sud sont au cœur de la politique éditoriale de l’IRD.

Les principaux domaines couverts sont ceux des changements environnementaux, de la biodiversité, des ressources vivantes, de la santé ainsi que les questions sociales, économiques et culturelles liées au développement.
Le catalogue des éditions de l’IRD comprend plus de 1 500 références, publiées dans les collections propres de l’IRD ou en coédition, sur support papier ou électronique.
Le public visé est large : chercheurs, formateurs, universitaires, enseignants, étudiants, acteurs du développement, responsables politiques ou associatifs, public curieux des questions scientifiques et de leurs répercussions sociales, économiques et culturelles dans les pays du Sud. Une attention particulière est portée à la lisibilité des textes pour un lectorat non scientifique.
L’IRD apporte par ailleurs son soutien à des ouvrages coédités en langues étrangères avec des partenaires du Sud (institutions, universités, éditeurs publics ou privés, diffuseurs étrangers…).
Date de création : 1962

Nombre de titres au catalogue : 1 500 

Nombre de titres par an : 35
Téléchargez le catalogue des Editions IRD

Le livre est disponible en  version papier ( 28 euros ) et eBook ( 14 euros )
Rédigé par Marie-Anne Divet le Samedi 28 Mai 2016 à 12:05
La revue Reporterre publie en exclusivité un sondage réalisé par l'IFOP et présenté le 23 avril dernier lors de la conférence #tcherno23, organisée par l'association Ville sur terre.

Le sondage a été mené auprès de 1001 personnes de plus de 18 ans. Le point fort est que parler du nucléaire n'est plus tabou et en sortir, une demande de la part de 47% des personnes interrogées. En débattre est possible.

Pour lire l'intégralité du sondage, cliquer ici
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 19 Mai 2016 à 18:21
Une bonne idée : les tables citoyennes
Le temps d’un repas gratuit et ouvert à tous, citoyens et citoyennes sont invité-es à rencontrer des habitants qui agissent dans leur quotidien pour plus de dialogue et de bienveillance et " qui prouvent qu'on peut reprendre du pouvoir sur nos vie en s'impliquant pour les autres. " Après deux éditions placées sous le signe de la santé  et de l’engagement des jeunes, les Tables citoyennes ont remis le couvert sur le thème du Respect le 13 mai dernier à Brest au Centre social Couleur Quartier à Kérourien.

Organisés par un Collectif informel réunissant des personnes agissant pour la promotion du pouvoir d’agir citoyen et le mieux vivre ensemble, les Tables Citoyennes sont un espace et un temps de rencontres pour partager des expériences concrètes et assurer la mise en lien de personnes qui n’ont pas souvent l’occasion de se croiser ni d’échanger sur leurs projets respectifs.

Quant au casse-croûte, une collecte de fruits et légumes est organisée en amont de l'événement. Nous le savons, chaque jour, les supermarchés jettent les fruits et légumes déclassés. C'est ainsi que lors de la première Table Citoyenne, 183 kilos de fruits furent sauvés de la poubelle ! Chacun et chacune est bien sûr sollicité-e pour apporter sa spécialité à partager !
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 19 Mai 2016 à 12:33
C'est ce que prouve l’enquête sur l’état de l’opinion commandée par la CNCDH, la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme. Réalisée du 4 au 11 janvier 2016 par l’institut de sondage IPSOS, les résultats ont été analysés par les chercheurs Nonna Mayer, Guy Michelat, Vincent Tiberj et Tommaso Vitale.

C'est le 26 ème rapport annuel, véritable état des lieux du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie en France, ainsi que des moyens de lutte mis en œuvre par les institutions de la République et la société civile. On imagine aisément la difficulté d'entrer avec rigueur dans cet état des lieux : la CNCDH s’attache à fonder ses analyses et ses recommandations sur la base d’outils variés et complémentaires, tels que les enquêtes sur l’état de l’opinion, l’indice de tolérance à l’égard de la diversité construit par les chercheurs partenaires de la CNCDH, le bilan statistique des actes racistes, antisémites et antimusulmans établi par le ministère de l’Intérieur, celui du ministère de la Justice sur la réponse pénale, ou encore les nombreuses contributions des acteurs institutionnels, associatifs et internationaux.

Après les attentats de l’année 2015, l’enjeu principal de l’enquête était de comprendre en quoi l’opinion a pu évoluer après ces événements tragiques :  « unité nationale » ou accentuation des préjugés ?

"Après quatre années de baisse consécutive, suivie d’une stabilisation en 2014, l’indice longitudinal de tolérance en France marque en 2015 une nette progression vers plus de tolérance" annonce d'entrée de jeu le rapport.
 
On tombait dans le pessimisme : le Front national et ses scores, le repli communautariste, la montée des actes racistes, les débats autour de la déchéance de la nationalité, les réfugiés.... Et voilà  l' « indice longitudinal de tolérance », baromètre élaboré par le sociologue Vincent Tiberj, qui dément tout ce qu'on croyait !

Le rapport est à lire sur le site de la CNCDH
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Mercredi 4 Mai 2016 à 09:30

Reporters sans frontières (RSF) lance sa nouvelle campagne vidéo, " Reporters de guerre " afin, dit l'organisation, de  " prendre conscience de l' urgence de soutenir la profession sans laquelle on ne connaîtrait jamais les réalités de la guerre." Le métier a perdu 40% de ses effectifs ces quinze dernières années.

En complément de la campagne de RSF, il est bon, pour comprendre, de visionner ce film «  Reporters, prix de la guerre » réalisé par Jean-Paul Ney, grand reporter et professeur à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille et les élèves du Master JRI de l'ESJ. Dix-huit grands reporters, hommes et femmes, photographes, cameramen, écrivains, parlent en face à face. Ce sont vingt-six minutes de témoignages de ceux et celles, passionnés certes, qui, parfois au prix de leur vie, nous rappellent la barbarie de la guerre, barbarie à laquelle peuvent succomber des êtres humains.

Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 28 Avril 2016 à 17:41
470 000 morts imputables de façon directe ou indirecte au conflit (Syrian Center for Policy Research)
Dizaines de milliers de morts par torture (11 000 dans 2 seules prisons en 2 ans seulement) (Rapport César)
15 600 enfants victimes (chiffres arrêtés à janv 2016), (VDC Violations Documentations Center of Syria)
1400 tués par les frappes russes depuis fin septembre 2015, dont 527 femmes et enfants
1,5 million de blessés (OSDH), soit 11,5% de la population tuée ou blessée (SCPR)
66 journalistes tués, 119 enlevés (RSF)
60 000 disparus (OSDH), des enlèvements sans retour par les services spéciaux du régime
60 033 Syriens actuellement en détention (Violations Documentation Center)
4,7 millions de réfugiés enregistrés dans les pays limitrophes (UNHCR)
6,5 millions de déplacés internes = 50% de la population (SCPR)
1,6 million d’enfants déscolarisés (UNICEF), soit 45,2% (SCPR)
Taux de pauvreté : 85,2%, de dénutrition : 35%, chute de l’espérance de vie : 70,5 ans à 55,4 ans (SCPR)
Villes et quartiers assiégés et affamés, mettant en danger environ 450 000 habitants
Villes sinistrées, quartiers complètement détruits par le régime et ses alliés
Interventions humanitaires et acheminement des secours empêchés par le régime (ONU)
Utilisation d’armes prohibées (bombes à fragmentations, sous-munitions) par le régime et ses alliés
Attaques des forces russes et iraniennes alliées au régime, et de Da’ech et Al Qaida
Patrimoine culturel pillé et détruit ou gravement endommagé (UNESCO)


Pas d’impunité pour les responsables de crimes contre l’Humanité et de crimes de guerre
Nous exigeons le libre accès des secours et l’arrêt de toute attaque contre les civils
Nous soutenons le projet du peuple syrien d’une Syrie libre et démocratique


Signataires : Collectif pour une Syrie Libre et Démocratique (PSLD), Attac, Amnesty International (section France), Union Syndicale Solidaires, La Vague Blanche, Mémorial 98, Appel d’Avignon, EELV, Parti Socialiste (PS), ENSEMBLE (composante du Front de gauche), Collectif du 15 mars pour la démocratie en Syrie, Revivre, Syrie Moderne Démocratique et Laïque, Déclaration de Damas, Conseil National Kurde de Syrie, Comité de Coordination de Paris pour la Révolution Syrienne, Souria Houria, PDSY (section française du parti démocratique syrien), Cham’s, Medina, Avec la Révolution Syrienne (ARS), Appel Solidarité Syrie, MRAP, LDH, Collectif des Amis d’Alep, SNESUP-FSU, UNEF, FIDL, Alsace-Syrie, Ila Souria, Collectif Rouennais de Soutien au Peuple Syrien, Émancipation, Forum Palestine-citoyenneté, Réseau EuroMéd. des droits de l’Homme (REMDH), ACAT, Solidarité Laïque, CEDETIM / IPAM, CCFD-Terre solidaire…
 
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 21 Avril 2016 à 19:59
Les sorcières du Vercors
Florence Huvet et Nathalie Portaz sont, depuis avril 2008, les sorcières de la vallée de Quint dans le Vercors. Elles proposent de partager leurs savoirs avec les stages " Oser faire, oser être " en avril et août : cinq jours d’immersion à la découverte des plantes sous moult facettes avec des ateliers pratiques, mais aussi de la danse, du yoga, du gi gong, de la rythmique, du chant, du dessin, de la photo, de la cuisine…

Se soigner avec les plantes n’est pas anodin, et par expérience, nous sommes adepte de l’importance de la liaison entre corps, mental, exploration et connaissance de soi ainsi que l’imperceptible et l’intuition pour une santé bienfaisante. " écrivent-elles sur leur site.  Un temps pour soi, pour oser aller à la rencontre de la substance de notre vitalité et de notre créativité. "

Vous ne pouvez vous prendre le temps d'une escapade, pas de problème... Nos deux sorcières cultivent sur 5000 m2 des plantes médicinales qu'elles complètent avec de la cueillette sauvage pour fabriquer " L'âme des simples ", des huiles essentielles, des macérations et des hydrolats.

" Nous travaillons uniquement manuellement, récoltons à la faucille, butinons bourgeons, feuilles, fleurs dans la nature. Le travail des terres se fait en traction animale. Le séchage des plantes est naturel. Nous distillons à l’ancienne nos hydrolats dans un alambic à feu nu en cuivre. Les plantes ont été cueillies et cultivées en phase avec le rythme des saisons, sur des sites éloignés de la pollution, dans l’observation et l’écoute du végétal et de son environnement. Les transformations sont réalisées à la ferme."

Elles suivent  le chemin de nos ancêtres qui utilisaient les " simples " pour se soigner." Une connaissance et des savoirs qui se sont transmis à travers le métier d’herboriste, jusqu’en 1941, interdit depuis en France. Les réglementations actuelles ne nous permettent pas d’utiliser des termes thérapeutiques pour expliquer les propriétés de nos préparations. "
Rédigé par Marie-Anne Divet le Vendredi 8 Avril 2016 à 11:09
Lancé le 5 novembre 2015 par le Haut Conseil à l'Egalité, le Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe est destiné aux professionnel·le·s de la communication, des collectivités locales, des services de l’Etat ou des établissements publics. La liste n'est pas close puisque vous pourrez le consulter sur le document pdf en fin d'article.

Ce guide d'une trentaine de pages, pensé comme un outil pédagogique et concret pour la communication, invite à « user du féminin » et ainsi éviter une « hiérarchisation des sexes par le langage », à réhabiliter " l’usage de la règle de proximité, qui consiste à accorder les mots avec le terme le plus rapproché (Par exemple : ‘les hommes et les femmes sont belles’ ou ‘les femmes et les hommes sont beaux’)»  ; à « accorder les noms de métiers, titres, grades et fonctions avec le sexe des personnes qui les occupent » : pour mémoire,  la règle du « masculin l’emporte sur le féminin » est une création du XVIIème siècle. 

Le guide recommande d'user du féminin et du masculin dans les messages adressés à tous et toutes, d' utiliser l’ordre alphabétique lors d’une énumération, de parler « des femmes » plutôt que de « la femme », de la « journée internationale des droits des femmes », plutôt que de la « journée de la femme », et des « droits humains » plutôt que des « doits de l’homme ».

Quand on sait que le marché de la communication publique représente plus d'un milliard d'euros par an, l'impact des mots et des images sur le cerveau est réellement à prendre en compte dans notre quotidien. C'est un exercice intéressant qui aide à pourchasser les stéréotypes.

Lire le guide en pdf
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 31 Mars 2016 à 23:46
Silence, l'explorateur d'alternatives, enquête...
Créée en 1982, S!lence est une revue écologiste gérée par une association indépendante de tout mouvement ou parti. Elle traite de thèmes liés à l'environnement (énergies, agriculture, pollutions, santé...) et à la société (féminisme, non-violence, relations nord-sud, décroissance...), en privilégiant une approche transversale. Ces thèmes sont abordés chaque mois de manière accessible, en présentant des alternatives. Tous les 5 ans environ, S!lence réalise une grande enquête pour mieux connaître qui sont ses sympathisant-e-s et ses lecteurs-trices, quelles sont leurs critiques et leurs attentes, et enrichir ses contenus à venir.
Pour la première fois, cette enquête anonyme n'est pas encartée dans la revue mais elle se déroule "en ligne". Si vous ne connaissez pas la revue, c'est une bonne occasion de la découvrir et d'apporter votre regard "neuf", avant le 31 mars.

Les résultats seront publiés dans le revue à partir de la rentrée 2016.

Il est possible de recevoir une version papier de ce questionnaire sur simple demande accompagnée d'une enveloppe timbrée. ( 9 rue Dumenge F 69317 Lyon cedex à4 - Tél : 04 78 39 55 33 )
Rédigé par Marie-Anne Divet le Samedi 12 Mars 2016 à 05:58
Pourquoi Nizar Ali Badr ramasse-t-il des pierres ? Comme nous, sans doute, pour retrouver la rondeur des galets dans nos paumes, pour construire le souvenir d'une belle journée à la mer, pour construire un cairn, le nôtre... Celle de Nizar Ali Badr raconte la vie, la sienne et celle du peuple syrien. Il utilise les galets du mont Saphon à une cinquantaine de kilomètres de sa région de Lattaquié. 

" Ne ressent le malheur des pauvres que celui qui fait partie de leur terre " dit Badr. C'est ce malheur des syriens déplacés qu'il raconte avec les dix personnages qu'il a créés. " C'est le cri des pauvres dans un temps où toutes les personnes sont devenues de simples chiffres qui attendent la mort ".

Son travail n'a pas quitté la chambre de sa maison. Ce n'est pas pour le vente. C'est un message qu'il veut envoyer aux générations futures.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 10 Mars 2016 à 17:29
"Pas de partenaires, pas de mécènes, pas de dons, pas de subventions. Pas d'annonces, pas de convocations, pas de rencontres, pas d'échanges. Pas d'avenir, pas d'illusions, pas de reconnaissance. Inattendu, arbitraire, sans prémisses et sans épilogue." Mais qui sont donc  ces art112istes pour nous sortir un tel discours  ?

Ces quatre " artistoïdes anonymes " de Poitou-Charentes investissent l'espace public avec des sculptures, abandonnées sur place, sans autorisation. Elles sont là pour dénoncer les failles de notre quotidien :  la pollution, la prison, la guerre, la consommation. Et ils le font depuis… 1983. Ils veulent la « sauvegarde du délire, de l'antigrisaille » dans le but de commettre « des actes stupides et superflus".  Ce qui est important, disent-ils, ce n'est pas l’œuvre en elle-même, mais le geste et les réactions qu'elle suscite : « Une façon de crier pendant qu’il est encore temps pour que la parole reste libre ».

Aujourd'hui,  Art112,  après avoir testé « jusqu’où peut-on aller », en ayant vérifié si les interdits avaient du sens, nous propose un livre-mémoire  : " 112 attentats à l'humeur publique ", pour découvrir 30 ans d'happenings, d'opérations coup de poing et de provocations qui ont déstabilisé notre quotidien.

650 photos pour suivre cette aventure qui chatouille la grisaille et pourrait la faire s'évaporer : pourquoi pas ?
 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 3 Mars 2016 à 18:42
Ils avaient fait parler d'eux au moment de la COP 21: Brandalism, un mixte de brand  ( marque en français ) et de vandalisme. Démarré en juillet 2012 en Grande Bretagne avec une petite poignée d'artistes et un camion.. Bien équipés ( voir la vidéo ), ils investissent l'espace publicitaire.

Premier round en 2012 avec The ' 48 Sheet':  28 artistes dénoncent l'impact de la publicité à Leeds, Manchester, Birmingham, Bristol et Londres. ​Deuxième round en 2014 aver The 'Six Sheet' : en mai, à Glasgow, Edinburgh, Liverpool, Oxford, Brighton, Manchester, Leeds, Birmingham, Bristol et Londres,  365 oeuvres artistiques envahissent les arrêts de bus.

Troisième round, à la COP 21 à Paris en 2015 : 600 oeuvres réalisées par 80 artistes de 19 pays différents, s'installent dans les panneaux JCDecaux. Nombre d'entre eux étaient présents à Dismaland, l'exposition de Banksy en Angleterre l'été 2015. .

Ces nouvelles affiches  dénoncent les liens entre la publicité, le consumérisme, la dépendance aux énergies fossiles et le changement climatique. « En sponsorisant les négociations climatiques, des pollueurs importants tels qu'Air France et Engie
peuvent faire leur promotion comme s'ils faisaient partie de la solution, alors qu'ils font en fait partie du problème »
explique Joe Elan de Brandalism.
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 25 Février 2016 à 17:25
Le 30 mai 2015, le prix Albert-Londres audiovisuel a récompensé le documentaire poignant de Delphine Deloget et Cécile Allegra, produit par Mémento, avec l'aide de deux petites chaînes françaises aux moyens limités, Public Sénat et France Ô.

Le film révèle le traitement inhumain dont sont victimes les Erythréens au Sinaï, devenu en cinq ans le théâtre d'un trafic d'êtres humains de grande ampleur. Sur plus de trois cent mille Erythréens fuyant la dictature militaire, cinquante mille auraient été enlevés par des trafiquants qui les convoient dans le désert du Sinaï où ils sont enfermés dans des maisons de torture jusqu'à ce que les Bédouins reçoivent la rançon allant de 30 à 50 000 dollars. D'après une ONG hollandaise, ils auraient déjà gagné 600 millions.

Pendant un an et demi,  Delphine Deloget, auteur de film sur la question de l'exil, et Cécile Allegra, spécialiste des mafias européennes, ont recueilli les récits de torture des survivants des camps. Le narrateur en est Robel, jeune rescapé de 24 ans parti vivre en colocation dans un chalet au nord de la Suède, avec deux autres compagnons d'infortune. 

Aujourd'hui, les deux réalisatrices poussent à la mobilisation et tentent de réunir des preuves pour que l'Europe puisse initier une enquête internationale sur la question du trafic afin de réussir à monter un dossier pour crimes contre l'humanité.

 
Rédigé par Marie-Anne Divet le Jeudi 18 Février 2016 à 17:57
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Pourquoi ce blog
Marie-Anne Divet
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Ce qui m'a intéressée dans les idées de Gandhi, c'est le choix. Ou de réagir à la violence par la violence ou de répondre, en me creusant la tête, d'une autre manière, qui respecte l'être humain, comme un autre moi-même. J'aime cette obligation de faire autrement, d'une façon active et créative, une manière d'être à l'autre et non d'avoir l'autre.
Pédagogue de profession, j'aime cette idée que nous puissions collaborer, lecteurs/lectrices, expert/e/s, pour partager nos questions, mettre en commun nos réflexions et mutualiser nos ressources pour agir au quotidien là où nous vivons.

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