Le billet

26/11/2015

Sous les drapeaux



C'est reparti. Anéantir des bandes d'assassins fanatisés ne suffit pas. C'est la Guerre. Le mot magique. La drogue des gouvernants, le régal des nationalistes, qui mystifie les peuples, réduit les libertés, paralyse la réflexion. Après cette guerre insolite, sans trêve ni armistice, quels lendemains sont prévus ? Les exclusions, les humiliations ont engendré des terroristes : écrase-t-on un problème de société, local et global, sous les bombes ? Voilà les Français rappelés sous les drapeaux mais est-ce le vrai bleu-blanc-rouge de la réconciliation républicaine ou celui des perpétuels va-t-en-guerre, aujourd'hui lepénistes et sarkozystes ? Dans le grand combat intérieur, qui va profiter de la réthorique guerrière ? « Vous n'aurez pas ma haine », a dit Antoine à ceux qui ont tué son épouse au Bataclan. Mais qu'entend-on mugir ces jours-ci dans la campagne électorale ? Alors que la République pleure encore, d'autres larmes pourraient couler en voyant certains sauter de joie le 6 décembre.

Michel Rouger





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique

​Essentiel - 26/11/2020

​? - 05/11/2020

​Ok, c'est bon... - 30/10/2020

​Democratic Circus - 14/10/2020

​Stop - SUVisme - 08/10/2020

Couché ! Pas bouger - 01/10/2020

J – 17 - 08/09/2020

Le Masque - 02/09/2020

​La vague - 01/07/2020

Chaud - 25/06/2020

Au voleur ! - 18/06/2020

Révoltes noires - 04/06/2020

​Fou du Puy - 28/05/2020

​A la plage - 20/05/2020

1 2 3 4 5 » ... 23






Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
vocal_001_14.mp3 Vocal 001.mp3  (563.39 Ko)


26/11/2020

Nono



Le Webdocumentaire








Partenaires