Le billet

Sous les drapeaux


26/11/2015




C'est reparti. Anéantir des bandes d'assassins fanatisés ne suffit pas. C'est la Guerre. Le mot magique. La drogue des gouvernants, le régal des nationalistes, qui mystifie les peuples, réduit les libertés, paralyse la réflexion. Après cette guerre insolite, sans trêve ni armistice, quels lendemains sont prévus ? Les exclusions, les humiliations ont engendré des terroristes : écrase-t-on un problème de société, local et global, sous les bombes ? Voilà les Français rappelés sous les drapeaux mais est-ce le vrai bleu-blanc-rouge de la réconciliation républicaine ou celui des perpétuels va-t-en-guerre, aujourd'hui lepénistes et sarkozystes ? Dans le grand combat intérieur, qui va profiter de la réthorique guerrière ? « Vous n'aurez pas ma haine », a dit Antoine à ceux qui ont tué son épouse au Bataclan. Mais qu'entend-on mugir ces jours-ci dans la campagne électorale ? Alors que la République pleure encore, d'autres larmes pourraient couler en voyant certains sauter de joie le 6 décembre.

Michel Rouger






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​L'Étranger, toujours

Comme une fatalité. Chaque élection présidentielle apporte sa méprise. Ainsi le jeune Président élu en mai 2017 a aussitôt muté en vieux politicien utilisant les ficelles les plus usées. Revoilà l'immigration. Alors qu'elle n'est pas apparue dans les priorités des Gilets Jaunes et du Grand débat national, le Président pousse le sujet, impose aux députés et sénateurs d'en débattre, empoisonne les esprits en alléguant que le droit d'asile est détourné par des réseaux. L'Étranger pris en otage, toujours. Le président pourrait rappeler les faits. Citer les chiffres réels. Démontrer la capacité d'accueil du pays des Droits de l'homme aujourd'hui parmi les mal classés de l'Union européenne. Souligner que personne ne quitte son pays sans déchirement. Que le migrant arrive exténué, martyrisé en chemin. S'appuyer surtout sur l'esprit d'accueil qui se manifeste dans toute la France. Cela ferait un beau discours politique, qui grandirait le pays  et le candidat à la Présidentielle de 2022 descendu aujourd'hui sur le terrain de l'extrême droite pour en faire son seul challenger.

Michel Rouger

07/10/2019

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