Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

« Que savons-nous de nos prisons ? »


07/06/2012



« Que savons-nous de nos prisons ? »
C'est la première question que pose la voix off du site carceropolis.fr, plate-forme multimédia lancée le 17 avril dernier par des citoyens juristes, sociologues et militants associatifs, à l'initiative de Julien Villalard. Responsable de projet internet pour des ONG, il n'avait pas de lien particulier, personnel ou associatif, avec la prison.

Pas plus que la dizaine de personnes qu'il a mobilisées autour de son projet : chercheurs, reporters et photographes qui nous donnent à voir et à entendre ce qui se passe à l'intérieur des prisons. Après an et demi de travail, l'équipe, entièrement bénévole et dépourvue de budget, a réussi à collecter des données documentaires, artistiques ou militantes, afin de multiplier les regards sur la prison.

Les ressources sont nombreuses mais il fallait les regrouper et les mettre en scène regarder la réalité : les conditions de détention des femmes et des détenus mineurs, le travail, la vie spirituelle, la santé, la vie quotidiennne, le travail des surveillants...

Avoir « un autre regard sur la prison et sortir des fantasmes que celle-ci véhicule », les auteurs du site refusent l'idée d'un projet « militant  » ou « partisan ». Soutenus par des partenaires comme l'ACAT, La Ligue des droits de l'Homme, La Cimade, Ban Public, Act Up, la Bibliothèque Soummeroff, Genepi, L'Observatoire international des prisons, et le Raidh, ils veulent susciter la réflexion sur le sens de l'enfermement, sur les conditions de la détention et les pratiques du milieu carcéral.

Pour accéder à la plate-forme, cliquez sur le lien carceropolis.fr






Le Webdocumentaire





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Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

Nono