Éducation

Martine, grand mère Mina, écrit et conte des "histoires d'amour"


22/01/2016

A tout juste 90 ans, Martine Bouju - Mina pour les enfants - raconte ses histoires aux petits de la maternelle et des classes primaires de la rue Dunois à Paris. Elle le fait deux fois par semaine, sans interruption depuis quinze ans, bien décidée à poursuivre son chemin de fabuliste. Elle puise son inspiration d'une première vie d'éducatrice psychologue engagée au côté d'une "humanité douloureuse" et d'une seconde vie de"grand mère du Mercredi " co-auteure avec ses quatre petits enfants des "Histoires du P'tit Michel".




Profitant d'un séjour de Martine Bouju à Dinard, à la veille de Noël, nous passons un délicieux après midi à l'écouter dérouler le récit de sa vie.

Rien de tel qu'une bonne histoire pour calmer l'enfant quand il s'impatiente. Rien de tel qu'une bonne histoire pour faire réfléchir l'adulte au sens des évènements, quand sa vie va mal.  Rien de tel qu'une bonne histoire, co-écrite à travers le temps, pour relier les familles et les amis... Qu'elle "pique" ses récits au cœur d'une humanité douloureuse ou qu'elle les imagine au hasard du choc des mots, des objets ou des images, Martine inlassablement aime écrire et raconter.

Fine observatrice, toujours bienveillante, souvent caustique, maniant habilement l'humour et l'auto-dérision, n'hésitant pas à prendre les chemins de traverse et quelques "sens" interdits ,  Martine - Mina livre dans quatre livres et des centaines de textes confiés à la mémoire de son ordinateur -  "pour la postérité" ! - les enseignements précieux de sa longue et riche vie.


Un audio-reportage d'Alain JAUNAULT, avec Annaïg HACHE.

Libérez une petite demi heure. Installez-vous confortablement pour écouter en diapo/son, les belles histoires de vie de Martine-Mina.


Martine Bouju est publiée aux éditions Chemins de tr@verse

 Trois des livres de Martine Bouju sont publiés par les éditions Chemins de traverse, et accessibles en édition papier ou numérique sur Bouquineo.fr  

- Vous avez dit Pauvres d'Esprits : récits - publiés initialement chez Fleurus - des rencontres de Martine "avec des adolescents au parcours troublé et à l'intelligence détournée".

 - Petites chroniques à mots couverts : chroniques malicieuses, initialement publiées sur la revue du Grape "l'enfant d'abord". "Des textes qui obligent à faire face à nos dangereux automatismes. Une manière de prendre conscience de "l'autorité infligée et d'une certaine violence faite à l'enfant".

- AutorécitsMartine aime les mots... et ses voitures ! Pour le plaisir du lecteur.
 

L'artisanat aussi...

Quand elle n'écrit pas ou ne conte pas, Martine détourne les objets et en fait des sculptures...

Quelques textes pour découvrir tout de suite l'écriture de Martine

Téléchargez les écrits sous forme de fichier pdf. 

Quelques liens







1.Posté par Naïve Marlène le 09/06/2018 16:14
Merci chère Martine ! Te voir, t'écouter et voilà que les aiguilles du temps sont reparties en arrière...☀️Je t'embrasse !

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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono