Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

11/03/2012

Le premier salon de beauté solidaire



Le premier salon de beauté solidaire
8 mars 2011 - 8 mars 2012 : un an d'activité au Salon social Joséphine dans le quartier de la Goutte d'Or à Paris. Créé par Lucia Iraci, coiffeuse depuis 20 ans, des mannequins des plus grands photographes de mode, le salon accueille les femmes en grande précarité.

Elles « ont aussi le droit d’être belles, et nous pouvons leur donner le meilleur.Ce n’est pas parce qu’elles sont au fond du trou qu’elles doivent y rester. Je ne supporte pas l’hypocrisie qui consiste à leur dire seulement de se débrouiller, d’aller travailler, alors qu’à ses propres enfants qui vont juste passer le bac, on va dire “arrange-toi un peu, habille-toi bien” ! » C'est ce que confie Lucia Iraci à Catherine Capdeville du site Egalité - les hommes et les femmes font l'info

Trois salarié-e-s et une cinquantaine de bénévoles lavent, coupent, teignent les cheveux pour la somme modique de trois euros. On peut aussi se faire maquiller, suivre des cours de yoga et sophrologie. On y prête des vêtements pour un entretien d'embauche. On y reçoit des conseils de juriste, gynécologue, dermatologue, psychologue, tout ce qui peut servir à lever les barrages à la réinsertion et qui aide à retrouver l'estime de soi. 

Pour en savoir plus, cliquer sur Salon social Joséphine






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Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












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