Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Le premier salon de beauté solidaire


11/03/2012



Le premier salon de beauté solidaire
8 mars 2011 - 8 mars 2012 : un an d'activité au Salon social Joséphine dans le quartier de la Goutte d'Or à Paris. Créé par Lucia Iraci, coiffeuse depuis 20 ans, des mannequins des plus grands photographes de mode, le salon accueille les femmes en grande précarité.

Elles « ont aussi le droit d’être belles, et nous pouvons leur donner le meilleur.Ce n’est pas parce qu’elles sont au fond du trou qu’elles doivent y rester. Je ne supporte pas l’hypocrisie qui consiste à leur dire seulement de se débrouiller, d’aller travailler, alors qu’à ses propres enfants qui vont juste passer le bac, on va dire “arrange-toi un peu, habille-toi bien” ! » C'est ce que confie Lucia Iraci à Catherine Capdeville du site Egalité - les hommes et les femmes font l'info

Trois salarié-e-s et une cinquantaine de bénévoles lavent, coupent, teignent les cheveux pour la somme modique de trois euros. On peut aussi se faire maquiller, suivre des cours de yoga et sophrologie. On y prête des vêtements pour un entretien d'embauche. On y reçoit des conseils de juriste, gynécologue, dermatologue, psychologue, tout ce qui peut servir à lever les barrages à la réinsertion et qui aide à retrouver l'estime de soi. 

Pour en savoir plus, cliquer sur Salon social Joséphine







Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

Nono