Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

Le premier salon de beauté solidaire


11/03/2012



Le premier salon de beauté solidaire
8 mars 2011 - 8 mars 2012 : un an d'activité au Salon social Joséphine dans le quartier de la Goutte d'Or à Paris. Créé par Lucia Iraci, coiffeuse depuis 20 ans, des mannequins des plus grands photographes de mode, le salon accueille les femmes en grande précarité.

Elles « ont aussi le droit d’être belles, et nous pouvons leur donner le meilleur.Ce n’est pas parce qu’elles sont au fond du trou qu’elles doivent y rester. Je ne supporte pas l’hypocrisie qui consiste à leur dire seulement de se débrouiller, d’aller travailler, alors qu’à ses propres enfants qui vont juste passer le bac, on va dire “arrange-toi un peu, habille-toi bien” ! » C'est ce que confie Lucia Iraci à Catherine Capdeville du site Egalité - les hommes et les femmes font l'info

Trois salarié-e-s et une cinquantaine de bénévoles lavent, coupent, teignent les cheveux pour la somme modique de trois euros. On peut aussi se faire maquiller, suivre des cours de yoga et sophrologie. On y prête des vêtements pour un entretien d'embauche. On y reçoit des conseils de juriste, gynécologue, dermatologue, psychologue, tout ce qui peut servir à lever les barrages à la réinsertion et qui aide à retrouver l'estime de soi. 

Pour en savoir plus, cliquer sur Salon social Joséphine







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Le billet de la semaine

​2018, la révolte

2018 s'achève et il en restera surtout, non pas la victoire de footballeurs millionnaires, mais la révolte des invisibles qui, soudain, n'ont plus supporté de courber l'échine devant les inégalités brutales économiques et sociales imposée par le pouvoir absolu de l'argent. Il y a cinquante ans, la révolte ouvrière et étudiante contre une société archaïque inaugurait quinze années de transformations profondes, notamment la libération des femmes. Après les “évènements de 68”, les “évènements de 2018” ? La révolte des Gilets Jaunes, largement soutenue par l'opinion, peut-elle annoncer un nouveau moment historique où la réduction des inégalités et la défense de la planète, devenues clairement indispensables et indissociables, seraient devenues priorités politiques ? C'est possible mais il faudra cette fois dominer les démons qui se sont réveillés, ceux de la droite extrême qui rêve, dans tout l'Occident en crise, de ramasser la mise...

Michel Rouger

13/12/2018

Nono