Le billet

La violence


16/06/2016




La violence devrait être au bac cette année tant elle inonde nos écrans comme la Seine en crue. Il y a, hors catégorie, le terroriste assassin de policiers, monstre sorti des guerres pétrolières et de l'implacable ségrégation de nos banlieues. Il y a les hordes de hooligans exportées par l'extrême-droite russe. Mais ces violences ne font qu'alourdir le climat haineux qui pèse depuis des mois sur le pays, où des casseurs enragés greffés sur les manifestations sociales affrontent des gendarmes et policiers qui dérapent, fanas de baston ou saturés de tâches par le pouvoir. Celui-ci, comme les précédents, incapable d'offrir une vision d'avenir, ignorant les frustrations d'une population condamnée à courber l'échine, porte une lourde responsabilité ; une partie des syndicats aussi qui prolongent une épreuve de force perdue. Les haines s'installent pour le bonheur du Front National : le parti d'extrême-droite peut espérer imposer un jour au pays sa violence et sa police.

Michel Rouger





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Le billet de la semaine

La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

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