Le billet

Esclaves


08/03/2018




Rome, 4 mars 2018, tristes élections italiennes. Les populistes Di Maio et Salvini ont gagné. Comme ont gagné en 2016 les anglais Johnson et Farage sur le Brexit. Puis l'américain Trump. Et d'autres. Le populisme, de droite et de gauche, capitalise. Exploite chaque jour un peu plus les exploités. Les rend esclaves de leurs peurs et leurs colères. Leur ment. Casse les repères. Déteste le désaccord. Démolit la liberté d'informer : « La haine des médias est juste et saine », éructe en France un Jean-Luc Mélenchon. Le populisme enchaîne les esprits. Alors revient un souvenir. C'était il y a sept ans tout juste, le soir du 12 mars 2011, à Rome aussi, au Teatro dell'Opera. Devant le Premier ministre populiste Berlusconi en train de tailler dans la Culture, les musiciens et le public ont repris ensemble Le Chœur des esclaves, devenu chant rebelle. A réécouter, fortissimo.

Michel Rouger

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La démocratie est aujourd'hui échouée sur le rond-point de la République. Une foule d'individus en gilets jaunes entourent le pilote. Celui-ci actionne en vain les commandes. Il faut dire qu'il s'agit d'un jeune un peu inconséquent. Il y a dix-huit mois, il a arraché le volant aux conducteurs expérimentés et entamé une course sans crier gare. Il s'est pris pour un dieu, jupiter. Il a bousculé le petit peuple, s'est fait applaudir par les nantis, a lancé un bras d'honneur à chaque appel à la prudence. Seuls ces gilets jaunes ont pu le stopper. Ils l'ont même contraint à faire marche arrière. Alors que les violences policières font frémir, que des casseurs, extrémistes et démagogues tentent de profiter de l'aubaine, qui peut sortir la démocratie de cette ornière ? Les “casques bleus” habituels, ceux qu'on appelle les “corps intermédiaires”, en tête desquels les syndicats jusqu'ici méprisés.

Michel Rouger

06/12/2018

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