Vu, lu, entendu... Europe

Verdi contre Berlusconi


12/07/2011



Un moment d'émotion intense. Sur cette vidéo, il commence à 5'30. Alors que les longs applaudissements s'estompent après le final de Nabucco de Verdi, le chef d'orchestre Riccardo Muti accepte exceptionnellement le bis réclamé par le public du Teatro dell'Opera. « Alors que je dirigeais le Choeur qui chantait "O mon pays, beau et perdu", explique-t-il notamment, j'ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l'histoire de l'Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie, serait vraiment "belle et perdue" .» Face au Premier ministre Berlusconi, il reprend alors sa baguette et les musiciens rejoints par le public font résonner le célèbre Va pensiero, Le Choeur des esclaves.


 





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Le billet de la semaine

​Hécatombes

La pollution auxiliaire numéro 1 de la mort. Près de neuf millions de victimes par an, selon une étude publiée mardi, dont 800 000 en Europe et 67 000 en France. Qu'ont bien pu faire ces dernières décennies les géants de la pétro-agro-bio-chimie et de l'automobile pour réduire cette pollution, cette hécatombe ? Rien. Ils continuent de cracher leurs particules à la même cadence qu'ils abreuvent de dividendes leurs actionnaires  et font bosser leurs salariés dont les cancers et les burn-out s'ajoutent à leur bilan. Les catastrophes liées au dérèglement climatique - qui, dès maintenant, tuent, blessent et déplacent des millions de personnes – ne les émeuvent pas davantage. Pas plus que Boeing n'a été ému par les 189 morts d'un premier crash de 737 Max en octobre. Il a fallu 157 nouvelles victimes dimanche, à Addis Abeba, pour que la firme soit acculée et que son action dévisse : au siècle du tout capitalisme, les chiffres de ses victimes devraient voisiner aux infos avec les cours du Dow Jones ou du CAC 40. 

Michel Rouger

14/03/2019

Nono