La librairie d'Histoires Ordinaires Éditions

En librairie : vingt-quatre portraits pour découvrir le Cuba intime


22/10/2014

Histoires Ordinaires Éditions publie, sous le titre « Hola desde Cuba », les vingt-quatre portraits d'habitants de Trinidad présentés depuis deux ans sur son blog par Juan Lazaro Besada. Un regard sur les Cubains et leur quotidien offert à tous les passionnés de Cuba et de voyage.




À gauche : Juan Lazaro Besada. À droite : Rosa Nibia la chanteuse avec son mari photographe, et Hilarión,  le vieux travailleur
À gauche : Juan Lazaro Besada. À droite : Rosa Nibia la chanteuse avec son mari photographe, et Hilarión, le vieux travailleur
Depuis deux ans, sur son blog associé à Histoires Ordinaires, notre ami philosophe et poète Juan Lazaro Besada nous a invités à le suivre dans sa belle ville de Trinidad et nous a fait entrer dans le Cuba intime, celui qui échappe souvent aux visiteurs de passage. Sous sa plume bienveillante, vendeurs de rue, ouvriers, artisans, chanteurs, musiciens, hommes et femmes, jeunes et vieux, se sont confiés, partageant avec nous  leurs difficultés, leurs bonheurs, leur culture, leurs passions, leurs espoirs d'un avenir conjuguant mieux-être et liberté sans rien perdre de la solidarité qui les unit.

Aujourd'hui, ces vingt-quatre histoires profondément cubaines sont rassemblées dans le livre Hola desde Cuba.. Sur cet ouvrage de 180 pages, qui devrait séduire tous les passionnés de Cuba et ceux qui se rendent sur l'Île, on trouvera les textes en espagnol de Juan Lazaro Besada avec, en vis-à-vis, leur traduction française réalisée par Roccio Guerrero. Il est disponible sur la librairie d'Histoires Ordinaires Éditions. Prix : 8 €. Participation aux frais de port : 2,40 €. 

Trois portraits sont toujours présents sur le blog Hola desde Cuba   ainsi que le témoignage de Juan Lazaro Besada lui-même.

On peut redécouvrir aussi le reportage d'Histoires Ordinaires chez Juan Lazaro :
La foi en Cuba de Juan, le poète philosophe de Trinidad 


                               Ci-dessous, les titres des 24 histoires d'Hola desde Cuba


Endulzando la existencia 
Mongui met du sucré dans nos existences
  
Los parqueadores
Les préposés au stationnement

Media Luna 
Demi-Lune, chronique de la rue où je vis
 
Entre hierros
Entre les métaux

Una escalinata
Un escalier 

Una vida, una flor, un sentido: el trabajo
Une vie, un sens : le travail  

La vida a caballo 
La vie à cheval 
  
El baile en el alma
La danse dans l’âme 

Vender en la candonga o la lucha cotidiana
Au Candonga, la lutte quotidienne des marchands 

Un  oficio para subsistir
Un métier pour subsister 

Una voz muy profunda o el alma del pueblo hecha canción
Une voix très profonde ou l’âme du peuple en chanson

Un personaje amado y odiado o los avatares del CUC
Un personnage aimé et détesté 
ou les métamorphoses du CUC 

El flaco Ricardo o el valor de la entrega 
Ricardo le maigre ou le sens du dévouement

Con la llama del arte en las venas
Avec la fièvre de l’art dans les veines 

Freda: una mujer toda musas: poesía y artes plástica
Poésie, arts plastiques... toutes les muses sont chez Frida 

Confesiones de un jinetero
Les confessions d’un jinetero 

De dirigente a vendedor, un hombre de trabajo
De cadre à vendeur, un homme de travail 

De maestra a corredora de apuestas. Un cambio sustancial
D’institutrice à bookmaker : un changement substantiel 

El poeta de la carretilla
Le poète à la brouette 

Rogelio : Dios, el beisbol y el amor
La vie de Rogelio : Dieu, le baseball et l’amour 

De contador a chofer con los números a cuesta 
De comptable à chauffeur, toujours les chiffres sur le dos

Un joven polifacético
Un jeune éclectique 

Un guía singular
Un guide singulier 

Una Rosa que canta y encanta
Rosa Nibia, une rose qui chante et qui enchante 








Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono

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