Vu, Lu, Entendu...

26/04/2018

Aidons à sauver la revue "Silence"



La revue Silence, partenaire d'Histoires Ordinaires, consacre le dossier de son dernier numéro au thème : "Le syndicalisme peut-il être écolo ? " Un sujet d'importance traité sous divers angles enrichis de témoignages. A côté de cela, le numéro fourmille d'infirmations, comme d'habitude.

Malheureusement, la revue Silence est aujourd'hui dans une situation précaire dont elle espère se sortir en lançant une campagne de soutien. Elle s'en explique ainsi : 

"La revue Silence fête cette année ses 36 printemps : 36 années à promouvoir l'écologie, les alternatives et la non-violence, sans pub et sans subventions, ce qui lui donne une totale liberté de ton ! Aujourd'hui, la revue est en danger, du fait de l'érosion des ventes et des abonnements qui touche l'ensemble de la presse papier (généraliste et alternative) et de la faiblesse des aides publiques à la presse indépendante.
Au rythme actuel de nos pertes, nous ne pourrons pas résister longtemps.
Et pourtant, il ne nous manque aujourd'hui que 700 abonnements pour retrouver un équilibre financier (...)  

C’est pour cette raison que nous avons lancé une campagne de financement participatif, appelant à s’abonner et à faire des dons. Nous y insistons sur les projets que nous aimerions développer. Mais le premier enjeu est de pouvoir continuer à exister, pour pouvoir faire entendre la voix des luttes et des alternatives dans la société. Aujourd'hui Silence existe par et pour ses lecteurs et lectrices : c'est-à-dire vous qui êtes  attachées à sa ligne éditoriale indépendante. Nous sommes plus motivées que jamais pour faire entendre ces voix écologistes, décroissantes, féministes, non-violentes, et porter les débats qui les animent."

 




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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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