Vu, Lu, Entendu...

12/04/2018

A voir sur France 5 : "Pauvres de nous"




Disponible en Replay, "Pauvres de nous ", présenté mercredi soir sur France 5, est l'un de ces documentaires essentiels qui cassent les préjugés terriblement ravageurs qui courent  sur telle telle catégorie de personnes. Les pauvres en sont particulièrement victimes. Non, ils ne sont pas feignants, assistés. Dans leur immense majorité, ils se battent au quotidien avec dignité pour vivre, s'élever, dans un monde qui les en empêche.

Il y a Matéo, 12 ans, qui dit : "Même si je mange pas, je m’en fous, mes petites sœurs passent en premier, elles en ont plus besoin que moi pour grandir." Il y a Sébastien, 32 ans, bac+6, deux masters en poche ;  Erwan, la quarantaine, kiosquier ; Isabelle, 54 ans, ouvrière ; Marianne, retraitée, qui fait des ménages dès qu'elle peut... La réalisatrice, Claire Lajeunie, nous fait rencontrer des personnes dont les personnalités et  les itinéraires illustrent bien la diversité d'une France qu'on ne veut pas voir alors que neuf millions de Français, un sur sept et même un enfant sur cinq, vivent sous le seuil de pauvreté : des chiffres pourtant révoltants. 

 



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Le billet de la semaine

​Montez !

Sitôt passée la station Europe, les cars Macron ont pris la route pour aller ramasser les élus de droite et du centre inquiets pour leur siège à neuf mois des élections municipales. Allez, montez ! Et hop, 72 politiciens ont grimpé, regardés l'œil mauvais par leurs rivaux plus rapides qu'eux en macronie. Celle-ci est plus que jamais un hall de gare où se croisent tous les ex : ex-gaullistes, ex-chiraquiens, ex-giscardiens, ex-radicaux, ex-socialistes, ex-mitterrandiens, ex-rocardiens, ex-Verts... Un parti d'ex, centriste, ou plutôt excentrique, qui roule en zigzag,  jusqu'ici à droite, maintenant soudain à gauche."Le capitalisme est devenu fou", a lancé mardi le Président en stigmatisant la "captation des richesses par quelques-uns". Une seconde, on a cru qu'il allait entonner Debout, les damnés de la terre  et rétablir l'impôt sur la fortune pour les gros actionnaires. Mais non. Dans le car, les 72 élus de droite sont rassurés. Ils peuvent même se réjouir : ce coup de volant à gauche peut aider à ravir des villes aux socialistes.

​Michel Rouger

13/06/2019

Nono