Vu, Lu, Entendu...

12/04/2018

A voir sur France 5 : "Pauvres de nous"



Disponible en Replay, "Pauvres de nous ", présenté mercredi soir sur France 5, est l'un de ces documentaires essentiels qui cassent les préjugés terriblement ravageurs qui courent  sur telle telle catégorie de personnes. Les pauvres en sont particulièrement victimes. Non, ils ne sont pas feignants, assistés. Dans leur immense majorité, ils se battent au quotidien avec dignité pour vivre, s'élever, dans un monde qui les en empêche.

Il y a Matéo, 12 ans, qui dit : "Même si je mange pas, je m’en fous, mes petites sœurs passent en premier, elles en ont plus besoin que moi pour grandir." Il y a Sébastien, 32 ans, bac+6, deux masters en poche ;  Erwan, la quarantaine, kiosquier ; Isabelle, 54 ans, ouvrière ; Marianne, retraitée, qui fait des ménages dès qu'elle peut... La réalisatrice, Claire Lajeunie, nous fait rencontrer des personnes dont les personnalités et  les itinéraires illustrent bien la diversité d'une France qu'on ne veut pas voir alors que neuf millions de Français, un sur sept et même un enfant sur cinq, vivent sous le seuil de pauvreté : des chiffres pourtant révoltants. 

 



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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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