Vu, Lu, Entendu...

27/03/2020

À voir : « Monsieur Deligny, vagabond efficace »


Sorti le 25 mais mais privé de distribution en salles, le film « Monsieur Deligny, vagabond efficace » est disponible actuellement en VOD, sur les sites Shellac ou La toile.com. C’est un beau documentaire, signé Richard Copans, autour de cet éducateur hors du commun qui permit à des autistes mutiques de sortir des hôpitaux psychiatriques et de vivre une existence, dans un coin des Cévennes.


À voir : « Monsieur Deligny, vagabond efficace »
Richard Copans nous dit, avec son film, qu’il faut « tenter des choses ». Noter les errances, faire confiance aux gestes et au silence, imaginer un être au monde paisible, hors de la parole. Repérer ce qui peut permettre à quelqu’un, autiste, psychotique, mutique, d’exister. Son film raconte la genèse de cette pensée, aussi pratique que poétique, en revenant sur les lieux, près des objets, des archives, et en se servant du cinéma comme d’un outil.
 
« Tu n’as qu’à garder les traces de leurs trajets sur le petit territoire qui est le tien ». Cela donne naissance à des cartes de déplacement, on saisit les endroits qui attirent les jeunes dans leurs mouvements apparemment incohérents. On pense alors l’espace autrement, avec eux, pour eux, et on regarde ce que cela fait. Fernand Deligny appelle ces dessins « les lignes d’erre ». L’éducateur a semé des graines dans de nombreuse têtes et institutions. Ce film nous le rappelle « il faut tenter quelque chose ».

S.L.H.
 
Entendu sur France Culture, conseils de Marie Richeux.
 
« Monsieur Deligny, vagabond efficace »  de Richard Copans
A VOIR ICI
 



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46 jours. Ça fait 46 jours qu’on est assignés, bouclés dans 3,1416 km², sans pouvoir frôler, toucher, embrasser, festoyer, jogger, bicycletter, surveillés par des policiers à pied, à cheval, à vélo, à moto, en auto, en hélico, épiés par des collabos... Y’a que d’aller bosser qui rend libre, chose au reste discutée depuis l’aube de l’humanité. Au moins, nous voilà à J-11 de la semi-liberté conditionnelle. Sauf que le gouvernement continue de bricoler son StopCovid d’apprenti sorcier. Alors là, geste barrière : Stop au StopCovid. Le confiné sur canapé, qui poste à qui veut sa vie privée sur son smartphone, doit cette fois dire non. Non à tous les virus de l’e-surveillance politique qui mutent vite en virus Xi Jinping que la dictature chinoise veut répandre dans les démocraties : il est déjà à Nice… Ne pas sacrifier la Liberté au besoin de sécurité qui se nourrit de toutes nos peurs est un bon sujet de réflexion et d'action pour les 220 jours de semi-liberté qui nous attendent sans doute d’ici le réveillon. Quand enfin on s’embrassera. Bonne Année ! La santé surtout. Et la Liberté. Peut-être...

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