Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

08/10/2015

A Brest, le festival des biens communs




Du 3 au 18 octobre se déroule à Brest la 4ème édition du festival francophone des communs. Cette année, une vingtaines d’acteurs locaux sont mobilisés et proposent une cinquantaine d’initiatives. Associations, enseignants, chercheurs, acteurs publics ont l'occasion d'échanger et de partager leurs connaissances sur ces biens communs, l’air, l’eau, les savoirs, les espaces sociaux etc. indispensables à la vie mais souvent menacés ou ôtés à la propriété collective alors qu'ils devraient être développés. Depuis environ cinq ans,  la démarche brestoise a inspiré d'autres actions en France regroupées sous le réseau national Le Temps des communs.
 




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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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