Le billet

​Le grand débat national


17/01/2019




Le peuple :
Rétablissez l'Impôt sur la fortune ! On veut la justice fiscale !
Le monarque républicain :
Pas touche pas à l'ISF ! Pas touche à mes réformes ! Pas touche aux riches !
Le peuple :
Nous, nous sommes surtaxés !
Le monarque :
Beaucoup n'ont pas le sens de l'effort. Mais oui aux  baisses d'impôts : quels services publics voulez-vous supprimer ?
Le peuple :
Il y a des millions de pauvres !
Le monarque :
Il y en  a parmi eux qui déconnent. Si on parlait plutôt des immigrés ?
Le peuple :
Mais c'est en dernier dans notre cahier de doléances !
Embarras du monarque. Que faire de cette idée - une « diversion nauséabonde » a dit SOS Racisme - inspirée par Sarkozy, l'un de ses conseillers aujourd'hui préférés ? Et qu'adviendrait-il, au final, du grand débat national ? Au moins, se réjouissait-il, le peuple semblait vouloir réduire le poids de ses représentants jugés trop nombreux et trop payés. Et c'est ainsi que clopinait la démocratie dans cette Ve République à l'hyper présidence de plus en plus baroque : un jour, peut-être, ferait-elle l'objet d'un grand débat dans le pays. 

Michel Rouger






1.Posté par Francis LE HERISSE le 18/01/2019 15:12
BRAVO! excellent comme d'hab

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Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

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