Le billet

​Le grand débat national


17/01/2019




Le peuple :
Rétablissez l'Impôt sur la fortune ! On veut la justice fiscale !
Le monarque républicain :
Pas touche pas à l'ISF ! Pas touche à mes réformes ! Pas touche aux riches !
Le peuple :
Nous, nous sommes surtaxés !
Le monarque :
Beaucoup n'ont pas le sens de l'effort. Mais oui aux  baisses d'impôts : quels services publics voulez-vous supprimer ?
Le peuple :
Il y a des millions de pauvres !
Le monarque :
Il y en  a parmi eux qui déconnent. Si on parlait plutôt des immigrés ?
Le peuple :
Mais c'est en dernier dans notre cahier de doléances !
Embarras du monarque. Que faire de cette idée - une « diversion nauséabonde » a dit SOS Racisme - inspirée par Sarkozy, l'un de ses conseillers aujourd'hui préférés ? Et qu'adviendrait-il, au final, du grand débat national ? Au moins, se réjouissait-il, le peuple semblait vouloir réduire le poids de ses représentants jugés trop nombreux et trop payés. Et c'est ainsi que clopinait la démocratie dans cette Ve République à l'hyper présidence de plus en plus baroque : un jour, peut-être, ferait-elle l'objet d'un grand débat dans le pays. 

Michel Rouger






1.Posté par Francis LE HERISSE le 18/01/2019 15:12
BRAVO! excellent comme d'hab

Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

​A table - 12/09/2019

Destination mars - 05/09/2019

​Heureux - 04/07/2019

Total sur le grill - 26/06/2019

​Souffrances - 19/06/2019

​Montez ! - 13/06/2019

Khartoum - 06/06/2019

​Arithmétique - 30/05/2019

Espèce en danger - 08/05/2019

Vote bleu - 01/05/2019

​Progressons - 11/04/2019

​Tweetons un peu - 04/04/2019

Saintes chapelles - 21/03/2019

​Hécatombes - 14/03/2019

J - 7 - 07/03/2019

​Algérie, suites - 28/02/2019

Déraciner la haine - 20/02/2019

​« Liberté ! » - 06/02/2019

​Patrons en lutte - 30/01/2019

L'espoir, enfin - 25/01/2019

1 2 3 4 5 » ... 17


Le billet de la semaine

​A table

Lundi, c'était 360 tonnes d'escalopes de poulets gorgés d'eau. Avant l'été, 780 tonnes de faux steaks hachés enrichis d'amygdales, cœurs, cartilage, soja, amidon... Les extras proposés depuis un an aux cinq millions de bénéficiaires en France de l'aide alimentaire estomaquent. Le service européen qui paye ces cochonneries, le Fonds d'aide aux plus démunis, n'a cure des fraudeurs comme des pauvres. L'organisme FranceAgriMer qui fournit les associations manque de moyens de contrôle. Ainsi, l'industriel polonais peut aussi importer ses carcasses de viande du Brésil sans que personne ne mette son grain de sel. Les maîtres queux de Bruxelles sont-ils prêts à planter leurs fourchettes dans ce fricot– sain, disent les autorités – pour afficher leur confiance dans le CETA et le Mercosur, ces juteux accords de libre-échange ? Qui font si bien voyager bœufs et poulets sur l'Atlantique qu'on en perd la trace ? Mieux vaut opter pour le circuit court, le local.  Et ça vaut aussi pour l'assiette des pauvres.

Michel Rouger

12/09/2019

Nono

Newsletter