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​Le beau parcours du film "Retour en Algérie" qui libère la parole des anciens soldats


26/01/2017



​Le beau parcours du film "Retour en Algérie" qui libère la parole des anciens soldats
Depuis sa sortie en mars 2014, le film documentaire  "Retour en Algérie" réalisé par Emmanuel Audrain a donné lieu à quelque cent-vingt projections-débats à travers la France. Ces débats, auxquels participe toujours le réalisateur, sont forts. Après la projection du film, qui libère la parole des anciens appelés, c’est dans la salle que la parole se libère, celle d’anciens appelés, de leurs enfants…  Voir ici le reportage sur l'un de ces débats avec Emmanuel Audrain.

Le film, qui s’inscrit dans la démarche de l’association 4ACG (Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis, Contre la Guerre), donne lieu à de nouveaux moments forts à Paris durant deux mois, de fin janvier à fin mars. Dix projections-débats sont programmées avec Emmanuel Audrain et un invité, historien, écrivain ou journaliste. Elles ont lieu le samedi matin, à 11 h, au cinéma Luminor, 20 rue du Temple, dans le 4e arrondissement. (voir le dossier de presse ci-dessous)




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Le billet de la semaine

Un été français

Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécu cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

16/07/2018

Nono