Vu, Lu, Entendu...

26/01/2017

​Le beau parcours du film "Retour en Algérie" qui libère la parole des anciens soldats



​Le beau parcours du film "Retour en Algérie" qui libère la parole des anciens soldats
Depuis sa sortie en mars 2014, le film documentaire  "Retour en Algérie" réalisé par Emmanuel Audrain a donné lieu à quelque cent-vingt projections-débats à travers la France. Ces débats, auxquels participe toujours le réalisateur, sont forts. Après la projection du film, qui libère la parole des anciens appelés, c’est dans la salle que la parole se libère, celle d’anciens appelés, de leurs enfants…  Voir ici le reportage sur l'un de ces débats avec Emmanuel Audrain.

Le film, qui s’inscrit dans la démarche de l’association 4ACG (Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis, Contre la Guerre), donne lieu à de nouveaux moments forts à Paris durant deux mois, de fin janvier à fin mars. Dix projections-débats sont programmées avec Emmanuel Audrain et un invité, historien, écrivain ou journaliste. Elles ont lieu le samedi matin, à 11 h, au cinéma Luminor, 20 rue du Temple, dans le 4e arrondissement. (voir le dossier de presse ci-dessous)





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Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












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