Vu, Lu, Entendu...

​Le beau parcours du film "Retour en Algérie" qui libère la parole des anciens soldats


26/01/2017



​Le beau parcours du film "Retour en Algérie" qui libère la parole des anciens soldats
Depuis sa sortie en mars 2014, le film documentaire  "Retour en Algérie" réalisé par Emmanuel Audrain a donné lieu à quelque cent-vingt projections-débats à travers la France. Ces débats, auxquels participe toujours le réalisateur, sont forts. Après la projection du film, qui libère la parole des anciens appelés, c’est dans la salle que la parole se libère, celle d’anciens appelés, de leurs enfants…  Voir ici le reportage sur l'un de ces débats avec Emmanuel Audrain.

Le film, qui s’inscrit dans la démarche de l’association 4ACG (Association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis, Contre la Guerre), donne lieu à de nouveaux moments forts à Paris durant deux mois, de fin janvier à fin mars. Dix projections-débats sont programmées avec Emmanuel Audrain et un invité, historien, écrivain ou journaliste. Elles ont lieu le samedi matin, à 11 h, au cinéma Luminor, 20 rue du Temple, dans le 4e arrondissement. (voir le dossier de presse ci-dessous)




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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono