Vu, Lu, Entendu...

Une maison de retraite coopérative, écologique, populaire


18/02/2016



Pour Basta !, Sophie Chapelle s'est rendue dans un quartier de Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon, pour rencontrer quelques-uns des retraités réunis autour du projet « Chamarel - Les Barges » : une coopérative d’habitants pour personnes vieillissantes en train de construire un ensemble de seize logements. Entamés début décembre 2015, les travaux devraient être achevés mi-2017.

L'aventure racontée par Sophie Chapelle commence il y a sept ans à la suite d'une discussion entre deux amies s'interrogeant sur leur vieillissement et ses conséquences pour leurs proches. Une association est créée. A la base du projet Chamarel, il y a la volonté de garder la maîtrise de sa vie et d'interpeller aussi la société : « Les vieux deviennent des marchandises et certains s’en mettent plein les poches », déclare Jean, l'un des retraités ; « Tous les soins échappent à la décision de la famille, on devient assistés, complète Hélène, alors que, nous, on veut être acteurs de nos vies. »

C'est ainsi que s'élève aujourd'hui une maison de retraite coopérative, à la fois écologique, adaptée aux personnes vieillissantes et « un lieu ouvert, empreint d’éducation populaire », constate aussi la journaliste de Basta !.




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Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

Nono