Vu, Lu, Entendu...

Une maison de retraite coopérative, écologique, populaire


18/02/2016



Pour Basta !, Sophie Chapelle s'est rendue dans un quartier de Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon, pour rencontrer quelques-uns des retraités réunis autour du projet « Chamarel - Les Barges » : une coopérative d’habitants pour personnes vieillissantes en train de construire un ensemble de seize logements. Entamés début décembre 2015, les travaux devraient être achevés mi-2017.

L'aventure racontée par Sophie Chapelle commence il y a sept ans à la suite d'une discussion entre deux amies s'interrogeant sur leur vieillissement et ses conséquences pour leurs proches. Une association est créée. A la base du projet Chamarel, il y a la volonté de garder la maîtrise de sa vie et d'interpeller aussi la société : « Les vieux deviennent des marchandises et certains s’en mettent plein les poches », déclare Jean, l'un des retraités ; « Tous les soins échappent à la décision de la famille, on devient assistés, complète Hélène, alors que, nous, on veut être acteurs de nos vies. »

C'est ainsi que s'élève aujourd'hui une maison de retraite coopérative, à la fois écologique, adaptée aux personnes vieillissantes et « un lieu ouvert, empreint d’éducation populaire », constate aussi la journaliste de Basta !.




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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono