Vu, Lu, Entendu...

19/06/2018

Un film de 26 mn à voir absolument : 500 pêcheurs sénégalais en Bretagne



En 26 minutes seulement, le documentaire "La vague à l'âme" diffusé par France 24   nous apporte trois éléments majeurs pour comprendre les migrants africains. Il y a d'abord le côté purement humain d'abord, leur courage notamment, mais aussi deux données économiques et sociales à l'origine de tout : l'exploitation éhontée des ressources qui détruit là-bas les emplois traditionnels et le manque de main-d'œuvre, ici, pour les travaux difficiles.

Les réalisateurs, Sébastien Daycard-Heid et Bertrand Dévé racontent, de Lorient à Joal-Fadiouth, l’odyssée de ces pêcheurs, qui ont laissé leur famille au Sénégal pour aller pêcher au large de la Bretagne. Émigrer est un arrachement, on feint souvent de l'oublier : ces pêcheurs comptent bien un jour rentrer au pays. 

"Le Sénégal a longtemps disposé des eaux les plus poissonneuses d’Afrique de l’Ouest, résume France 24. Mais la pêche industrielle, les techniques de pêche interdites ou encore la pêche illégale ont commencé à épuiser les ressources halieutiques. Cette surexploitation, qui satisfait l’appétit des usines de farine de poisson installées sur la côte, affecte directement les petits pêcheurs et les populations locales, qui pâtissent de la baisse d’activité. À bord de leur pirogue, certains partent alors s’aventurer illégalement dans les eaux des pays voisins, comme la Guinée. D’autres préfèrent quitter le Sénégal pour tenter l’aventure en Europe. 

Près de 500 marins pêcheurs sénégalais travaillent ainsi en Bretagne, sur les quais de Lorient, Le Guilvinec, Roscoff, Saint-Vaast ou encore Cherbourg."  
500, le chiffre est énorme : c'est dire combien le dur métier de pêcheur est délaissé aujourd'hui par les jeunes d'ici.





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Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












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