Le billet

Tous handicapés


13/09/2012




Il y a eu les 4 000 athlètes de Londres et il y a cette semaine, ici, sur le site, Magali, Amina, Alison... Nous les regardons. Et les applaudissons. Y-a-t-il plus grands en humanité que ces hommes et ces femmes, médaillés ou ignorés, conquérants de l'impossible ? Par eux, le handicap vient contester radicalement une époque où la beauté se gave d'illusion, où il vaut mieux être riche et imbécile que pauvre et prodige, où l'infirmité est surtout celle de l'âme et du cœur. En réalité, nous sommes tous handicapés, comme nous sommes tous Noirs ou Blancs, Natifs ou Étrangers. Il y a surtout à mener un combat olympique contre les inégalités. Et là, la France semble souffrir de handicaps particuliers.

Michel Rouger






1.Posté par Anonymous le 13/09/2012 23:20
Franchement, le jour où l'on verra une personne handicapée sans considérer son handicap comme un item spécifique, ce jour là je serai heureuse !
En quoi notre humanité serait plus grande ! C'est ridicule et insultant. Et pas que pour les handicapés, surtout pour les non handicapés.
Basta la commisération ! Basta l'apitoiement ! basta la différence négative ! Que vive la personne dans toutes ses différences et de richesses !

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L'oiseau

Dans sa cage, l’homme regarde l’oiseau. Et l’oiseau regarde l’homme. Soudain, l’oiseau s’envole. Il file vers la plage, se pose à un mètre d’un CRS qui contemple la mer, guette un confiné évadé ou songe aux Gilets Jaunes qu’il blessait l’an dernier. L’oiseau reprend son vol. Il voit l’agitation aux portes de l’hôpital, une soignante adossée au mur, épuisée, accablée. Aperçoit dans les rues vides un livreur, des éboueurs, une caissière derrière une vitre, un petit peuple qui assure la survie. Il survole des cages avec de grands jardins et d’autres empilées, entassées. Curieux humains qui s’accommodent des inégalités et font preuve de solidarités. Puis il croise d’autres oiseaux. Ils chantent de nouveau dans la ville. Une femme à son balcon les observe et sourit, protectrice. L’oiseau revient. Il retrouve l’homme dans sa cage. « Alors ? », demande l’homme. « Il faut tout changer », répond l’oiseau. L’homme se lève enfin : «  Oui, on va tout changer. »

Michel Rouger

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