Vu, Lu, Entendu...

20/09/2018

Sur "Portraits documentaires", le musicien Álvaro Martínez León




Nouvelle rencontre sur la websérie "Portraits documentaires " de Clovis Gicquel : Álvaro Martínez León. Nous pénétrons cette fois dans la musique contemporaine avec un artiste féru des musiques du monde, ce qui l'a amené notamment à devenir guitariste flamenco, et qui se confronte aussi aux grandes questions de notre époque. Ainsi dans le spectacle  "Écoutez ce Fa (Communautés affectives)"  présenté salle Guy Ropartz à Rennes au début de l'été avec la complicité d'un groupe d'amateurs locaux et qui sert de support à cette interview. 

Le thème : Comment un auditoire se laisse-t-il emporter par un personnage médiatique, qu’il soit politique, religieux ou artistique ? Est-ce la voix, le langage corporel, l’émotion transmise par le personnage qui font émerger l’extase de la foule ? Quel rôle joue la mise en scène sonore (voix amplifiée, musique enregistrée) dans cette auto-hypnose collective ? Comment les individus interagissent-ils à l’intérieur de l’assemblée réunie devant ce leader ? Des questions qu'on ne doit pas, aujourd'hui, cesser de se poser...
 



Nouveau commentaire :



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












Partenaires