Le billet

15/05/2014

Stress citoyen



Un mois. Il y a un mois que le Premier ministre a sorti son gros rabot :  50 milliards d'argent public à éliminer. Et depuis l'angoisse s'installe peu à peu dans les myriades d'associations qui permettent à la société de ne pas dégringoler. Leur crainte grandit de voir leurs subventions et leurs emplois valser. Le rabot passe déjà. Là, pas de fermetures d'usines à la Une. Les petits ateliers qui réparent dans les quartiers et les villages la casse d'un système économique destructeur, les petits labos qui tentent d'inventer avec trois bouts de ficelle un futur vivable, suppriment en silence des emplois déjà depuis longtemps précaires ou se demandent comment assurer l'avenir de leurs emplois d'avenir. Sale quart d'heure pour les citoyens engagés. Mais face à l'impasse globale, restent l'indignation et l'énergie locales. 
 
Michel Rouger




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Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
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