Le billet

Pigeons


04/10/2012




Des « pigeons » argentés, appelés aussi « pigeons entrepreneurs », ont fondu cette semaine sur le gouvernement. Ces pigeons, ainsi autobaptisés, sont des drôles d'oiseaux. Pas des entrepreneurs à l'ancienne portés par la passion de créer et de risquer. Non, des entrepreneurs excités par un rêve : devenir rentiers. Or, dans sa lubie de vouloir taxer équitablement les citoyens, le gouvernement a prévu d'imposer les plus-values sur les ventes de sociétés à la même hauteur que l'impôt sur le revenu. Donc, avec les cotisations sociales, jusqu'à 60% si on ne réinvestit pas l'argent dans une société. Peu importe les abattements qui amputent ce trop équitable impôt, les pigeons-entrepreneurs-rentiers ont vu rouge et se sont mis en escadrille. Et Hollande et son gouvernement de reculer une fois de plus en roucoulant.

Michel Rouger
 
 





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La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

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