Vu, Lu, Entendu...

13/07/2020

Photo : les amis marocains du "Berbère Blanc"



Photo : les amis marocains du "Berbère Blanc"
J'ai un attachement viscéral à la terre berbère. C'est plus que de l'amitié : une famille. 
Jean Deulceux est professeur d'histoire de l'art à l'Institut Supérieur des Arts Appliqués (LISAA) à Rennes, conférencier, critique d'art et photographe. Un photographe humaniste dont chacune des images est une rencontre, un échange. Son œuvre, d'une grande sensibilité, est née de son histoire, celle d'un enfant abandonné à sa naissance, à Saint-Malo. C'est lors d'un voyage en Egypte, en 2003, qu'il a été une première fois  bouleversé par la misère des enfants mais c'est au Maroc, dans la vallée du Drâa, au sud de Ouarzazate, qu'il a enraciné son art et sa fraternité avec l'Autre :
Les gens, là-bas, ont de véritables valeurs humaines. On vit pour l'autre, avec l'autre. L'objet appartient à la tribu. 
Alors le photographe humaniste s'est fait solidaire. Avec l'association "Espoir de Drâa " présidée par Aïcha Ait Ali, il participe à l'envoi de colis, en particulier de fournitures scolaires (entre autres "des Bled pour le bled...") ; quand il se rend chez les villageois de Tanshikte, le "Berbère blanc" comme ils l'ont appelé, se fait parfois aide à la scolarisation avec le professeur Smail. Il y a croisé un enfant de 7 ans atteint d’hydrocéphalie : "Espoir de Drâa" dont on pourrait citer bien d'autres actions, a réuni l'argent pour qu'il soit opéré. Un jour, des parents ont voulu lui confier un bébé, il le parraine avec d'autres...

Le "Berbère blanc" est aussi très lié à l'association Amichkat à Ouarzazate qui s’occupe d’enfants livrés à eux-mêmes souvent dans la rue et qu'anime  sa "grande sœur" Malika. « Des liens très forts se sont noués, une réelle nouvelle famille s’est créée », commente Jean Deulceux qui porte sur son bras droit, « inscrit pour la vie, le signe de l’homme libre présent sur le drapeau berbère. »

Ses photos accompagnent ainsi ses actions de solidarité. Il espère bien retrouver en novembre prochain sa "famille" marocaine qui lui manque depuis plusieurs mois en raison du Covid-19. Plus d'informations sur sa page Facebook.

Photo : les amis marocains du "Berbère Blanc"

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Le billet de la semaine

​La vague

Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

Nono












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