Le billet

26/09/2013

Pas de souci, ils ont faim



28 euros par mois... Les grandes manifestations ouvrières du Bangladesh pour augmenter l'indigne salaire minimum du textile vont-ils faire fléchir le patronat local et les multinationales qui passent commande ? Un peu, pas trop, ou celles-ci chercheront ailleurs, sans honte et même avec bonne conscience, d'autres peuples qui ont faim : ça les aide, n'est-ce pas ? C'est la logique ici aussi. Tous les secteurs ont leurs « chinois » ou « bangladais ». « Pas de souci, ils ont faim », disait un jour un journaliste faisant travailler à bas prix de jeunes pigistes. Chômeurs de longue durée, stagiaires, étudiants, auto-entrepreneurs, toutes sortes de travailleurs « indépendants » comme l'on dit, ont faim. Et des tas d'employeurs ordinaires les exploitent, ne les payent pas sinon quelques euros de l'heure, les privent d'assurance chômage, de mutuelle et d'assurance vieillesse. Sans honte et même avec bonne conscience : ça les aide, n'est-ce pas ? 

Michel Rouger
 




1.Posté par Anonyme le 27/09/2013 10:15
Puis-je ajouter que je vis une expérience hallucinante car la possibilité de faire des vacations pour une université, cela signifie :
- travailler et être payée à 3 voire 4/5 mois
- prendre un statut d'auto-entrepreneur car l'état refuse de payer des charges sociales et refuse d'être facturé !
- me trouver sans contrat avec des personnes charmantes et qui peuvent changer de vacataires à n'importe quel moment !

Bref me trouver démunie face à un patron voyou ! Sans recours car se battre face à l'état ........

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Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
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