Le billet

Nos fromages


10/07/2013




En ce bel été, la France est fière de servir ses 365 fromages à ses visiteurs. Une exception agri-culturelle que l'on n'est pas près de nous enlever ! Il en est un 366ᵉ, lui aussi ô combien français, de tradition, qui se trouve aujourd'hui menacé :  le Délice du député dit aussi Délice du sénateur ou Délice du cumulard. Mardi 9 juillet, 300 députés ont voté la fin du cumul des mandats. Exit le député-maire, sénateur-maire, nos grands notables, les seigneurs de nos terroirs. La décision, qui s'appliquera seulement en 2017, avec trois ans de retard sur la promesse du candidat Hollande, a mis longtemps à fermenter. 228 députés ont voté contre : « Nos fromages ! » a chanté le chœur UMP. En outre, si une étape majeure a été franchie, il va falloir désormais suivre au Sénat une nouvelle phase qui s'annonce très compliquée. C'est aussi de tradition : en matières de fromages, les sénateurs, dans leur majorité, sont de fin connaisseurs.

Michel Rouger





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

​UIPP - 31/01/2020

Etiquettes - 23/01/2020

La peine au travail - 16/01/2020

Violence d’État - 09/01/2020

​Les vœux - 19/12/2019

​Aux Actualités - 12/12/2019

​Juste - 05/12/2019

​​Vendredi culte - 27/11/2019

​Notre carte - 21/11/2019

​Marché colonial - 08/11/2019

​La trêve - 30/10/2019

​Le Peuple - 24/10/2019

​Méditation - 02/10/2019

​Hissez haut - 25/09/2019

​A table - 12/09/2019

Destination mars - 05/09/2019

​Heureux - 04/07/2019

Total sur le grill - 26/06/2019

​Souffrances - 19/06/2019

​Montez ! - 13/06/2019

1 2 3 4 5 » ... 18


Le billet de la semaine

La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

13/02/2020

Nono

Newsletter