Vu, Lu, Entendu...

05/12/2018

Livres : "Le petit garçon de l'ascenseur"... social




C'est une histoire de vie. Et un grand demi-siècle d'histoire de la Bretagne, celle de gamins dans un atelier de ferronnerie, de pionniers du développement rural, d'acteurs de drames, tel celui de l'Amoco Cadiz...

Alain Rissel, le petit garçon tombé à cinq ans d'un ascenseur a su grimper par la suite dans l'ascenseur social. Fils d'un ouvrier et d'une "bonne chez les bourgeois", il est devenu sociologue acteur de terrain sur les territoires ruraux. Et le voilà aujourd'hui écrivain, mêlant l'analyse à la truculence du conteur, nous entraînant sur quelque 280 pages dans une série de rencontres riches, instructives. Ami de toujours d'Histoires Ordinaires, il ne pouvait nous en offrir une meilleure...

Le petit garçon de l'ascenseur, Editions Yellow Concept. 17 €. Commande sur le site  de l'éditeur.   

Livres : "Le petit garçon de l'ascenseur"... social

 



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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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