Vu, Lu, Entendu...

25/04/2019

"Les marchandises émotionnelles" le dernier livre d'Eva Illouz



2019_04_25_les_marchandises_emotieonnelles_eva_illouz.mp3 2019 04 25 Les marchandises émotieonnelles Eva Illouz.mp3  (2.95 Mo)

Spécialiste de la sociologie des émotions, Eva Illouz avec le psychologue Edgar Cabanas nous avait conduit sur les chemins de l'« Happycratie», titre du livre paru en août 2018 chez Premier Parallèle. Les deux auteurs y dénonçaient l'injonction qui nous est faite d'être, envers et contre tout, heureux.

Aujourd'hui, la sociologue et le collectif qu'elle dirige, se penche sur la place des émotions dans notre société consumériste. « Les actes de consommation et la vie émotionnelle s’entrelacent désormais jusqu’à devenir inséparables, jusqu’à se définir et s’autoriser mutuellement ; les marchandises facilitent l’expression des émotions et aident à en faire l’expérience ; et les émotions sont converties en marchandises. » écrit-elle.

"Les marchandises émotionnelles"   sont accessibles à tous les tournants de notre quotidien. L'exploitation de nos émotions est calibrée pour nous garder dans le bien-être permanent. Tout le business s'y met, tourisme, cinéma, psychothérapie, centre de soins... Pour transformer et améliorer notre moi nous sommes prêts à suivre les sirènes de la société de consommation.

« La sociologue Eva Illouz décrit nos sociétés capitalistes comme un piège, où l'on sollicite et l’on fabrique nos émotions, quand on nous reconditionne pour consommer et aimer, et nous ne savons plus séparer l'amour vrai et le romantisme toc des ambiances aux bougies des restaurants de la Saint Valentin… »  commente Claude Askolovitch de France Inter à propos du livre.
 
424 pages 
Publié le 07 février 2019
Traduit de l'anglais par Frédéric Joly
Ce livre est disponible en librairie au prix de 24 €       






Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












Partenaires