Le billet

Les larmes d'Elsa


08/12/2011




Vous aussi vous avez été émus par les larmes d'Elsa Fornero, la ministre italienne des Affaires sociales, dimanche dernier ? En tout cas, moi, oui. Enfin un peu d'humanité dans cette avalanche de mesures contre les peuples européens. Vous imaginez Sarkozy ou Copé exposant leur plan de rigueur la larme à l'oeil ? Pour les taxes sur les riches, peut-être...

Elsa Fornero a pleuré sur les sacrifices imposés aux futurs retraités, sur son impuissance, sans doute aussi sur le hold-up des marchés financiers sur les gouvernements. La démocratie, en ce moment, c'est à pleurer. Dans les mêmes temps, mon député s'est mis à hurler, trépigner. Là-dessus aussi ? Non. Simplement, élu sans combattre depuis trente ans dans une circonscription imperdable, il a cette fois été exclu des législatives 2012 : les militants en ont choisi un autre. Adieu honneurs, voyages, mes places au stade et au théâtre... Aller, camarade, on ne va pas pleurer, c'est ça la démocratie. Sauvons ce qui nous reste. 

Michel Rouger





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

La bonne éducation - 13/02/2020

Retraitons - 06/02/2020

​UIPP - 31/01/2020

Etiquettes - 23/01/2020

La peine au travail - 16/01/2020

Violence d’État - 09/01/2020

​Les vœux - 19/12/2019

​Aux Actualités - 12/12/2019

​Juste - 05/12/2019

​​Vendredi culte - 27/11/2019

​Notre carte - 21/11/2019

​Marché colonial - 08/11/2019

​La trêve - 30/10/2019

​Le Peuple - 24/10/2019

​Méditation - 02/10/2019

​Hissez haut - 25/09/2019

​A table - 12/09/2019

Destination mars - 05/09/2019

​Heureux - 04/07/2019

Total sur le grill - 26/06/2019

​Souffrances - 19/06/2019

​Montez ! - 13/06/2019

1 2 3 4 5 » ... 18


Le billet de la semaine

La bonne éducation

On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

13/02/2020

Nono

Newsletter