Vu, Lu, Entendu...

09/02/2017

Le webdocumentaire "Waynak" change le regard sur les réfugiés





"Waynak", c'est le fameux "T’es où ? " qu'on lâche sur nos smartphones. Banal, sauf pour les réfugiés qui cherchent avec angoisse des nouvelles des leurs. Sous ce titre, MakeSense, la plateforme en ligne des entrepreneurs sociaux créée par les Français Christian Vanizette et Romain Raguin (qui revendique aujourd'hui une centaine de communautés locales et vingt mille bénévoles à travers le monde), propose un webdocumentaire réalisé par onze jeunes dans six pays auprès de réfugiés syriens.

En six épisodes, Waynak présente des portraits où des réfugiés se racontent, partagent leur drame mais aussi leurs initiatives. On part d'abord à Istanbul à la rencontre des musiciens et musiciennes du groupe Country for Syria. Puis c'est  Liann, rappeur et boxeur dans son pays, qui  monte avec un groupe de réfugiés des spectacles en Allemagne.

Viennent ensuite des entrepreneurs travaillant sur les développements technologiques améliorant les conditions des immigrants, puis Caravan Project qui donne la parole aux enfants réfugiés, enfin on entre dans le sujet des camps... Ce ne sont donc pas seulement des portraits que ce webdocumentaire (dont les films sont sous-titrés en français) présente : ce sont aussi des initiatives, des solutions à la crise des réfugiés.



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Le Webdocumentaire





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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