Vu, Lu, Entendu...

09/02/2017

Le webdocumentaire "Waynak" change le regard sur les réfugiés




"Waynak", c'est le fameux "T’es où ? " qu'on lâche sur nos smartphones. Banal, sauf pour les réfugiés qui cherchent avec angoisse des nouvelles des leurs. Sous ce titre, MakeSense, la plateforme en ligne des entrepreneurs sociaux créée par les Français Christian Vanizette et Romain Raguin (qui revendique aujourd'hui une centaine de communautés locales et vingt mille bénévoles à travers le monde), propose un webdocumentaire réalisé par onze jeunes dans six pays auprès de réfugiés syriens.

En six épisodes, Waynak présente des portraits où des réfugiés se racontent, partagent leur drame mais aussi leurs initiatives. On part d'abord à Istanbul à la rencontre des musiciens et musiciennes du groupe Country for Syria. Puis c'est  Liann, rappeur et boxeur dans son pays, qui  monte avec un groupe de réfugiés des spectacles en Allemagne.

Viennent ensuite des entrepreneurs travaillant sur les développements technologiques améliorant les conditions des immigrants, puis Caravan Project qui donne la parole aux enfants réfugiés, enfin on entre dans le sujet des camps... Ce ne sont donc pas seulement des portraits que ce webdocumentaire (dont les films sont sous-titrés en français) présente : ce sont aussi des initiatives, des solutions à la crise des réfugiés.



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Le Webdocumentaire





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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