Vu, Lu, Entendu...

Le webdocumentaire "Waynak" change le regard sur les réfugiés


09/02/2017




"Waynak", c'est le fameux "T’es où ? " qu'on lâche sur nos smartphones. Banal, sauf pour les réfugiés qui cherchent avec angoisse des nouvelles des leurs. Sous ce titre, MakeSense, la plateforme en ligne des entrepreneurs sociaux créée par les Français Christian Vanizette et Romain Raguin (qui revendique aujourd'hui une centaine de communautés locales et vingt mille bénévoles à travers le monde), propose un webdocumentaire réalisé par onze jeunes dans six pays auprès de réfugiés syriens.

En six épisodes, Waynak présente des portraits où des réfugiés se racontent, partagent leur drame mais aussi leurs initiatives. On part d'abord à Istanbul à la rencontre des musiciens et musiciennes du groupe Country for Syria. Puis c'est  Liann, rappeur et boxeur dans son pays, qui  monte avec un groupe de réfugiés des spectacles en Allemagne.

Viennent ensuite des entrepreneurs travaillant sur les développements technologiques améliorant les conditions des immigrants, puis Caravan Project qui donne la parole aux enfants réfugiés, enfin on entre dans le sujet des camps... Ce ne sont donc pas seulement des portraits que ce webdocumentaire (dont les films sont sous-titrés en français) présente : ce sont aussi des initiatives, des solutions à la crise des réfugiés.




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Le Webdocumentaire





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Le billet de la semaine

Un été français

Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécu cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

16/07/2018

Nono