Vu, Lu, Entendu...

Le webdocumentaire "Waynak" change le regard sur les réfugiés


09/02/2017




"Waynak", c'est le fameux "T’es où ? " qu'on lâche sur nos smartphones. Banal, sauf pour les réfugiés qui cherchent avec angoisse des nouvelles des leurs. Sous ce titre, MakeSense, la plateforme en ligne des entrepreneurs sociaux créée par les Français Christian Vanizette et Romain Raguin (qui revendique aujourd'hui une centaine de communautés locales et vingt mille bénévoles à travers le monde), propose un webdocumentaire réalisé par onze jeunes dans six pays auprès de réfugiés syriens.

En six épisodes, Waynak présente des portraits où des réfugiés se racontent, partagent leur drame mais aussi leurs initiatives. On part d'abord à Istanbul à la rencontre des musiciens et musiciennes du groupe Country for Syria. Puis c'est  Liann, rappeur et boxeur dans son pays, qui  monte avec un groupe de réfugiés des spectacles en Allemagne.

Viennent ensuite des entrepreneurs travaillant sur les développements technologiques améliorant les conditions des immigrants, puis Caravan Project qui donne la parole aux enfants réfugiés, enfin on entre dans le sujet des camps... Ce ne sont donc pas seulement des portraits que ce webdocumentaire (dont les films sont sous-titrés en français) présente : ce sont aussi des initiatives, des solutions à la crise des réfugiés.




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Le Webdocumentaire





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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono