Vu, Lu, Entendu...

17/02/2016

Le voyage de Thérèse Clerc, la grande féministe, s'est achevé



« Le voyage a été si beau ! », avait-elle confié dans un sourire à Dominique Crestin venue la rencontrer pour Histoires Ordinaires. Un portrait à redécouvrir, c'est l'un de ses derniers, publié il y a tout juste un an avant son décès survenu mardi 16 février à 88 ans.

Thérèse Clerc a succombé à un cancer foudroyant qui a interrompu le long voyage extraordinaire de cette pionnière du féminisme, folle de liberté, militante de la première heure du MLF, le Mouvement de libération des femmes et du MLAC, le mouvement pour la libération de l'avortement et de la contraception ; militante aussi au Mouvement de la Paix, au syndicat CGT, au PSU et dans bien d'autres lieux, bien connue enfin pour avoir fondé la Maison des Babayagas, la maison autogérée pour femmes âgées de Montreuil. 





Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












Partenaires