Vu, Lu, Entendu...

Le voyage de Thérèse Clerc, la grande féministe, s'est achevé


17/02/2016



« Le voyage a été si beau ! », avait-elle confié dans un sourire à Dominique Crestin venue la rencontrer pour Histoires Ordinaires. Un portrait à redécouvrir, c'est l'un de ses derniers, publié il y a tout juste un an avant son décès survenu mardi 16 février à 88 ans.

Thérèse Clerc a succombé à un cancer foudroyant qui a interrompu le long voyage extraordinaire de cette pionnière du féminisme, folle de liberté, militante de la première heure du MLF, le Mouvement de libération des femmes et du MLAC, le mouvement pour la libération de l'avortement et de la contraception ; militante aussi au Mouvement de la Paix, au syndicat CGT, au PSU et dans bien d'autres lieux, bien connue enfin pour avoir fondé la Maison des Babayagas, la maison autogérée pour femmes âgées de Montreuil. 




Nouveau commentaire :



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono