Témoignages - Citoyenneté / Libertés

Le syndicaliste député qui décida de faire un seul mandat


15/05/2014




Le syndicaliste député qui décida de faire un seul mandat
Il faut lire la vie de cet homme-là. Pour croire de nouveau à la démocratie ! Rêver que des tas de Tino Kerdraon peuvent émerger en France et ailleurs. Entré à 18 ans comme dessinateur industriel à l'arsenal de Brest, Tino Kerdraon s'est engagé très tôt, à la JOC, puis à la CFDT où il a dans les deux cas assumé très jeune des responsabilités nationales. Et puis, en 1974, à 31 ans, alors que la gauche venait de rater de peu l'élection présidentielle, il est entré au Parti Socialiste dont il a grimpé peu à peu les marches jusqu'à devenir député en 1997. Pour cinq ans seulement alors que sa réélection était assurée…

Tout l'homme se résume là. Dans ce choix incongru aux yeux de ses pairs, dans un système politique où la course aux places est  au contraire féroce. Tino Kerdraon, un homme aux convictions bien trempées, ancrées dans le meilleur de la terre finistérienne qui nourrit volontiers des aspirations de justice, de liberté, de démocratie sociale, et l'esprit aussi de révolte.

Cette histoire exemplaire d'un véritable élu du peuple vient d'être racontée par Alain Cabon, ancien grand reporter à Ouest-France. 

Tino Kerdraon, de l'arsenal à l'assemblée, Éditions Coop Breizh, 130 pages, 15 €.






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​Londres-Paris-Alger

Ce 29 mars 2019, la Grande-Bretagne devait hisser les voiles du Brexit et s'éloigner gaiement des côtés européennes avec à la manœuvre la paire Farage-Johnson braillant le God save the Queen pinte au vent. But no. Et que Dieu sauve la reine en effet, tant les deux fieffés menteurs ont enlisé le peuple anglais dans une jelly épaisse. Parallèlement, à Paris, la monarchie républicaine vient de taper avec une violence inouie sur une partie de son  peuple et les appareils politiques semblent aussi has been que le Labour ou les Tories. Dans les deux riches et vieux pays, l'esprit démocratique semble fatigué. Qu'ils regardent alors au-delà d'une autre mer, au sud. Par des manifestations monstres, joyeuses et non-violentes, toutes générations et milieux confondus, le peuple algérien a fait plier la caste des profiteurs qui l'assujettit depuis l'indépendance. Nul ne connaît les lendemains de cette révolution pacifique mais la rue algérienne est sûrement une source d'inspiration pour les anciens empires, n'est-il pas ?  

Michel Rouger

28/03/2019

Nono