Témoignages - Citoyenneté / Libertés

Le syndicaliste député qui décida de faire un seul mandat


15/05/2014



Le syndicaliste député qui décida de faire un seul mandat
Il faut lire la vie de cet homme-là. Pour croire de nouveau à la démocratie ! Rêver que des tas de Tino Kerdraon peuvent émerger en France et ailleurs. Entré à 18 ans comme dessinateur industriel à l'arsenal de Brest, Tino Kerdraon s'est engagé très tôt, à la JOC, puis à la CFDT où il a dans les deux cas assumé très jeune des responsabilités nationales. Et puis, en 1974, à 31 ans, alors que la gauche venait de rater de peu l'élection présidentielle, il est entré au Parti Socialiste dont il a grimpé peu à peu les marches jusqu'à devenir député en 1997. Pour cinq ans seulement alors que sa réélection était assurée…

Tout l'homme se résume là. Dans ce choix incongru aux yeux de ses pairs, dans un système politique où la course aux places est  au contraire féroce. Tino Kerdraon, un homme aux convictions bien trempées, ancrées dans le meilleur de la terre finistérienne qui nourrit volontiers des aspirations de justice, de liberté, de démocratie sociale, et l'esprit aussi de révolte.

Cette histoire exemplaire d'un véritable élu du peuple vient d'être racontée par Alain Cabon, ancien grand reporter à Ouest-France. 

Tino Kerdraon, de l'arsenal à l'assemblée, Éditions Coop Breizh, 130 pages, 15 €.






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​Peste moderne

Pas de pesticide pour elle. Apparue en Occident par un mélange de productivisme et d'argent fou, devenue rapidement un fléau planétaire, la pac, la peste agrochimique, est d'autant plus redoutable qu'elle a, avant d'empoisonner les agriculteurs et ouvriers qui la côtoient ou contaminer la chaîne alimentaire de la terre à l'assiette, infecté gravement les esprits. Pour les paysans qu'elle a sortis de la misère il y a un demi-siècle, elle reste une croyance exploitée sans vergogne par des prêcheurs mercantiles qui les poussent à surproduire avec l'appui de la FNSEA, cet étrange syndicat qui détruit ses propres adhérents, et celui de l'Union européenne qui s'est toujours couchée jusqu'ici devant le monstre Bayer-Monsanto et autres  empoisonneurs. Contre la peste agrochimique et les multiples maux des industries cyniques, un seul traitement : une double dose massive de mouvement citoyen et de courage politique. Il en existe des stocks inemployés.

Michel Rouger

19/10/2017

Nono