Vu, Lu, Entendu...

20/11/2018

Le film "La tête dans les nuages" couronné au Festival Regards Croisés




Le film "La tête dans les nuages" couronné au Festival Regards Croisés

5 mn d'émotion pure. Le court-métrage réalisé par nos amis Patrick Lebreton et Clovis Gicquel exprime une telle force poétique, par le texte et les images de Patrick et le montage de Clovis, qu'une récompense ne pouvait lui échapper samedi 17 novembre au Festival Regards Croisés  à Saint-Malo. En l'occurrence, il a obtenu deux prix : celui du jury présidé par Stéphane Brizé dans la catégorie "Autres regards du milieu protégé et adapté" et celui du jury jeunes. 
 



JE RÊVE, JE RÊVE, QU'UN NOUVEAU JOUR SE LÈVE
 
En remerciant les deux jurys et le public, Patrick Lebreton a dit ce poème aux accents très politiques, le genre qu'il préfère.
 
En panne dans les nuages
Tel était mon sentiment 
du moment !

Individualismes sclérosés !
Société uniformisée !
Toujours plus de gens sur le côté !
Seuls les différences 
font que l'on avance !

Gens formatés, apeurés !
Exclusions banalisées !
Les maladies psy
vues d'un mauvais esprit !

Vivons nous dans un monde civilisé ?

Nous ne sommes riches 
qu'à travers nos pensées
Et là, pas de triche !
Le Q.I. baisse,
c'est la première fois 
que notre espèce régresse

Et là, on voit que c'est un peu la tristesse!

Alors, alors, aujourd'hui je rêve, je rêve,
j'ai la tête dans les nuages
car à travers ce court-métrage
vous m'avez suivi dans mon voyage

Je rêve, je rêve,
qu'un nouveau jour se lève,
où tous nos films seraient gagnants
pour une société nous intégrant
que l'on écarte pas nos talents.

Merci Regards Croisés,
Merci, grâce à vous, nous pouvons librement nous exprimer,
car le handicap n'empêche pas le talent
et comme dit aussi le slogan 
de mon esat et de l'association Sévigné :
le talent n'a pas de handicap

La différence fait peur !
Alors pour retrouver le bonheur,
il nous faut sans cesse expliquer,
dialoguer, pour ouvrir les portes fermées !

Rêvons d'un lendemain
où il y aurait une place pour chacun,
dans un monde plus sain et plus humain.
Et c'est ce que nous faisons tous ici réunis
Pour Regards Croisés, souhaitons lui une longue vie,
car nos batailles d'aujourd'hui 
feront nos victoires de demain !

 
Alors, encore merci, à vous pour ce moment de partage
Et n'oubliez pas : rêvez, rêvez
pour changer les clichés et avancer.
Gardez un coin de votre tête,  dans les nuages...



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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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