Vu, Lu, Entendu...

30/05/2019

Le film "L'Appel à la danse" : le métissage de la tradition et de la modernité




l__appel.mp3 L'Appel.mp3  (2.58 Mo)

« L'idée, c'est "comment, dans un contexte mondialisé, la danse traditionnelle rencontre la modernité" », nous déclarait Pierre Durosoy, l'un des membres de l'équipe de réalisation dans ce portrait publié il y a trois ans. Le documentaire "L'Appel à la danse" qui vient de sortir sur les écrans, illustre à merveille l' « hybridation culturelle » à l'œuvre dans le monde, comme il disait aussi. Pour Diane Fardoun et son équipe, le film doit être d'ailleurs le premier d'une série.

Réalisé au Sénégal, "L'Appel à la danse", explique ses auteurs, « propose des portraits intimes d’individus qui nous livrent leur raison de danser dans des situations aux antipodes. L’expression du corps et sa place dans la société reflète un certain état du monde. Nous proposons un certain regard immersif dans la culture sénégalaise, à travers la danse, la musique, la spiritualité et la convivialité. A travers une succession d’histoires , cette série a pour objectif de capturer la beauté des moments dansés au coeur de l’action afin de révéler cet instant précieux où le basculement de la conscience laisse place à l’instinct, à l’identité, aux revendications, aux traditions, à l’évasion…  Quelle est la source de cette force qui met l’humain en mouvement ? Et tout simplement, pourquoi les gens dansent ? »

Le festival Etonnants Voyageurs a programmé "L'Appel à la danse le lundi 10 juin à 14 h au cinéma Le Vauban.

DEUX INTERVIEWS DE LA RÉALISATRICE, DIANE FARDOUN
 
• En vidéos, sur le site L'art contemporain d'Afrique et des diasporas

• Sur A nous Paris

 




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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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