Vu, lu, entendu... Europe

Le film « Khaos », pour ne pas oubier les Grecs...


31/07/2012



Un été grec. Celui de l'oubli. Les esprits des autres Européens sont en vacances ou aux Jeux Olympiques. Là-bas, en Grèce, ils restent ensevelis dans les difficultés du quotidien et l'angoisse de l'avenir.  Le film documentaire « Khaos  », réalisé par la journaliste Ana Dumitrescu, et dont la sortie en salle est prévue à l'automne, devrait briser la lassitude qui recouvre l'interminable affaire grecque comme toutes les histoires politiques qui durent trop longtemps. Ana Dumitrescu s'est immergée pendant plusieurs mois dans la population, c'est donc au plus près des gens que « Khaos », en 1h30, raconte la crise dans toutes ses dimensions. 

Pour suivre l'actualité des Grecs

OkeaNews, blog « citoyen indépendant », (où l'on trouvera un long entretien avec Ana Dumestricu )

Greek crisis, blog-carnet de notes de l'historien et ethnologue Panagiotis Grigoriou

On peut re(découvrir) aussi l'approche radicale de « Grèce Générale »,  un 11 mn sorti en mars dernier :









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Jeudi 5 Mars 2015 - 16:46 Aidons les Grecs, de peuple à peuple



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Le billet de la semaine

Un été français

Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécue cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

16/07/2018

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