Le billet

Le changement


06/09/2018




Le président français a donné le ton de la rentrée le 29 août au Danemark en daubant sur « les Gaulois réfractaires au changement. » Tollé ! Il y a pourtant du vrai. L'été a été celui du vieux monde : une brute à l'Élysée telle une barbouze gaulliste, un pote écrivain nommé consul, deux ministres peu exemplaires... Plus que tout, le ministre emblématique du changement a craqué, épuisé par l'habituelle trahison des promesses et le triomphe des lobbys, achevé par celui très vieille France des chasseurs. Un carriériste chevronné, as du classique retournement de veste, le remplace. Peut ainsi continuer sans frein la politique très fin de XXe siècle sans cesse rebattue qui dégrade la Planète, s'en prend aux droits des salariés, des retraités, des secourus pour engraisser les actionnaires. Aggrave les inégalités, mine peu à peu la société. Chante la Réforme pour donner le change, ne pas changer ni de voie ni la vie.  Il y a bel et bien des « Gaulois réfractaires au changement » : ils sont au pouvoir. 

Michel Rouger

le_changement.mp3 Le changement.mp3  (1.74 Mo)






1.Posté par claire dubois le 21/09/2018 11:16
bien vu , bien dit Michel.merci

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​Notre-Dame de Palmyre

Nous pleurions lundi soir en voyant une part de notre histoire, de notre culture, de nous-mêmes, dévorée par le feu de l'enfer. Mais nos larmes sèchent déjà. C'était un accident, le monument a résisté, l'argent afflue vers la riche Paris. Nous reconstruirons, a dit le Président. Des grandes orgues et de milliers de poitrines jaillira, dans quelques années, un vibrant Alleluia. Douleur infime. Tellement éloignée de la douleur des Syriens, Kurdes, Irakiens, Afghans qui pleurent pour toujours la perte des Notre-Dame de Palmyre, de Mossoul, d'Alep, de Racca, de Bâmiyân : cités antiques, mosquées, églises, temples et statues... perdus à jamais non par accident mais par la haine d'une armée d'humains, leurs propres frères, fanatisés par un dieu fou. Depuis lundi soir, les Français peuvent seulement effleurer leur malheur pour, désormais, ne pas les oublier. 

Michel Rouger

 

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