Le billet

Le changement


06/09/2018




Le président français a donné le ton de la rentrée le 29 août au Danemark en daubant sur « les Gaulois réfractaires au changement. » Tollé ! Il y a pourtant du vrai. L'été a été celui du vieux monde : une brute à l'Élysée telle une barbouze gaulliste, un pote écrivain nommé consul, deux ministres peu exemplaires... Plus que tout, le ministre emblématique du changement a craqué, épuisé par l'habituelle trahison des promesses et le triomphe des lobbys, achevé par celui très vieille France des chasseurs. Un carriériste chevronné, as du classique retournement de veste, le remplace. Peut ainsi continuer sans frein la politique très fin de XXe siècle sans cesse rebattue qui dégrade la Planète, s'en prend aux droits des salariés, des retraités, des secourus pour engraisser les actionnaires. Aggrave les inégalités, mine peu à peu la société. Chante la Réforme pour donner le change, ne pas changer ni de voie ni la vie.  Il y a bel et bien des « Gaulois réfractaires au changement » : ils sont au pouvoir. 

Michel Rouger

le_changement.mp3 Le changement.mp3  (1.74 Mo)






1.Posté par claire dubois le 21/09/2018 11:16
bien vu , bien dit Michel.merci

Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

​2018, la révolte - 13/12/2018

La panne - 06/12/2018

Chaussée glissante - 15/11/2018

Les vieux - 16/10/2018

​Quartier sensible - 04/10/2018

​L'œuf - 27/09/2018

​Le vieux Marcheur - 20/09/2018

Un été français - 16/07/2018

​Patronat - 05/07/2018

​Buuuuuut ! - 27/06/2018

​Naufrage - 21/06/2018

Dingue - 15/06/2018

Handicap - 06/06/2018

​Escalades - 31/05/2018

Niche - 25/05/2018

Les résistants - 17/05/2018

​La brute - 10/05/2018

1 2 3 4 5 » ... 16


Le billet de la semaine

​Le grand débat national

Le peuple :
Rétablissez l'Impôt sur la fortune ! On veut la justice fiscale !
Le monarque républicain :
Pas touche pas à l'ISF ! Pas touche à mes réformes ! Pas touche aux riches !
Le peuple :
Nous, nous sommes surtaxés !
Le monarque :
Beaucoup n'ont pas le sens de l'effort. Mais oui aux  baisses d'impôts : quels services publics voulez-vous supprimer ?
Le peuple :
Il y a des millions de pauvres !
Le monarque :
Il y en  a parmi eux qui déconnent. Si on parlait plutôt des immigrés ?
Le peuple :
Mais c'est en dernier dans notre cahier de doléances !
Embarras du monarque. Que faire de cette idée - une « diversion nauséabonde » a dit SOS Racisme - inspirée par Sarkozy, l'un de ses conseillers aujourd'hui préférés ? Et qu'adviendrait-il, au final, du grand débat national ? Au moins, se réjouissait-il, le peuple semblait vouloir réduire le poids de ses représentants jugés trop nombreux et trop payés. Et c'est ainsi que clopinait la démocratie dans cette Ve République à l'hyper présidence de plus en plus baroque : un jour, peut-être, ferait-elle l'objet d'un grand débat dans le pays. 

Michel Rouger

17/01/2019

Nono

Newsletter