Vu, Lu, Entendu...

27/11/2019

La revue L’handispensable s’arrête




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La revue L’handispensable, partenaire d'Histoires Ordinaires, est contrainte de s'arrêter et nous partageons la tristesse de Georges et Léopold Grard, directeur et rédacteur en chef. 

« Voilà, c’est fini…, expliquent-ils notamment. Trop de temps consacré, trop d’énergie dépensée, pas viable financièrement. Nous n’avons jamais pu payer nos contributeurs ! Nous jetons l’éponge après un combat de presque six ans (et 23 numéros !). Aucun regret ! Nous avons réalisé un rêve. Pas de remords ! Nous avons fait ce que nous voulions (et plutôt bien !).

Sarkozy a abaissé la France, Hollande l’a apaisée et Macron l’a lésée. Son libéralisme sans frein et à tout crin, est, à nos yeux, anachronique dans un monde où il faut du courage politique pour sauver la planète, rééquilibrer les richesses, s’intéresser réellement à l’autre, le différent…

Nous ne remercions pas les médias qui n’ont jamais fait état de « L’handispensable » (Seul Philippe Crozon a fait référence à notre magazine sur France 5 !), nous ne remercions pas les grosses associations qui gèrent leur pré-carré avec un appétit d’ogre, nous ne remercions pas les entreprises hormis Synergie, la Mutuelle Intégrance qui nous ont soutenus durant 5 ans.

Oui, c’était ambitieux de proposer un magazine différent, ouvert sur l’autre, curieux, indépendant, culturel mais grand public, qui parle le plus souvent d’anonymes qui se battent pour la réussite d’un projet ou d’une vie, de sortir des sentiers (re-)battus, de parler de tous les handicaps et de le revendiquer, d’assumer une liberté de ton et un regard bienveillant.

Six ans ! Ce fut des découvertes surprenantes, des rencontres magnifiques qui, assurément, nous ont fait grandir. Un grand MERCI à tous-tes les « portraitiisés-es », à ceux et celles qui se battent pour innover, pour améliorer le quotidien, à ceux et celles dont les initiatives ou les évènements ont un sens, celui de la fête et du "vivre ensemble" ». 

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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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