Le billet

La lutte, notre patrimoine


25/06/2014




Les cheminots, les intermittents, les aiguilleurs du ciel, les agriculteurs, les inspecteurs du permis de conduire, les marins de la SNCM, les avocats... Pas étonnant que la France soit championne du monde du tourisme. La planète entière tient à découvrir l'un des piliers de notre patrimoine immatériel :  la lutte. Généralement, mieux vaut venir en fin d'année découvrir nos « automnes chauds », ou bien en mai. Cette année, le festival s'est heureusement déplacé en début d'été vu que beaucoup de Festivals des autres arts vivants sont en rideau. Il ne faut pas en rire. Les choses sont sérieuses. Mais les cheminots, artistes, aiguilleurs, agriculteurs, inspecteurs, marins ou avocats anglais, italiens, espagnols, cubains, burkinabés ou somaliens ont sans doute aussi bien des soucis. Alors, pourquoi la France dont on vante tant l'art de vivre ? Mais justement. La lutte ? Un art de vivre. 

Michel Rouger





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On parle beaucoup des violences policières. Beaucoup trop. Et trop en mal surtout. Ainsi, aujourd’hui, dans le conflit sur la réforme du bac. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’effet bénéfique du baston pédagogique sur les apprentis rebelles ? La crainte positive suscitée par les bataillons casqués  sur les écrans des réseaux sociaux et des chaînes – éducatives – d’info en continue ? Le 6 décembre 2018, à Mantes-la-Jolie, des dizaines de jeunes de 12 ans et plus, s’étaient retrouvés à genoux mains sur la tête entourés de policiers matraque en main. Un précédent intéressant. Ces dernières semaines, les gardes à vue de lycéens se multiplient, parfois jusqu’à 48 h, dans des locaux glauques. Ainsi peuvent-ils apprendre la vie. Il faut aller plus loin. Pourquoi ne pas déplacer par exemple les heures de colle au commissariat de quartier ? Agissons pour rétablir la chaîne de l’Autorité. Le Président, les maîtres, les pères. Tiens-toi droit à table, mon fils, ou j’appelle la police.

Michel Rouger

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