Vu, Lu, Entendu...

La Bretagne perd son conteur (re)venu un jour de Côte d'Ivoire


29/03/2018



Photo Anna Quéré
Photo Anna Quéré
La Bretagne est triste. Ernest Ahippah est décédé le 24 mars à  71 ans. Avec son grand sourire et son éclatante joie de vivre, le conteur, musicien, danseur ivoirien tombé amoureux de la Bretagne faisait exploser les murs que certains s'échinent à construire entre les peuples. La différence, pour lui, n'était qu'un accident, un hasard, dont on peut faire de belles histoires. Celle par exemple du "Breton calciné". Il y a un an tout juste, Histoires Ordinaires publiait son portrait, issu d'une rencontre qui avait pris aussitôt, comme toujours avec Ernest Ahippah, les couleurs de l'amitié. 

 

ernest.mp3 ERNEST.mp3  (2.89 Mo)





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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono