Le billet

04/02/2016

L'abeille



Quel impact peut bien avoir la percutante enquête de Cash Investigation sur le scandale des pesticides ? Du côté de l'Internationale des empoisonneurs, pas de panique. Une simple piqûre d'abeille. Suffit d'un p'tit coup de ce bon vieux gaucho, et hop, on n'en parle plus. Sauf peut-être, par précaution, à arroser un peu plus large les chercheurs, les experts, les eurocrates, les décideurs. A augmenter la pression sur les politiques, à actionner le Club de l'Europe et autres virtuoses du lobbying. Foi de Monsanto, Bayer, Dow, Syngenta ou ChemChina, nos insecticides, fongicides, herbicides, parasiticides, homicides ont de l'avenir. Du mal sort toujours un bien. Semons les cancers, c'est tout bon aussi pour l'industrie de la santé. Reste les abeilles citoyennes qui reviennent toujours, multiplient les piqûres de rappel, tentent de réveiller une humanité chimiquement soumise. Un jour peut-être...

Michel Rouger






1.Posté par Skoric le 05/02/2016 16:53
Nous y avons également appris que l'on ne dit plus pesticides mais produits de protection des plantes... ça a quand même une autre allure !

Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique

J – 17 - 08/09/2020

Le Masque - 02/09/2020

​La vague - 01/07/2020

Chaud - 25/06/2020

Au voleur ! - 18/06/2020

Révoltes noires - 04/06/2020

​Fou du Puy - 28/05/2020

​A la plage - 20/05/2020

​Coronaparano - 07/05/2020

Liberté - 30/04/2020

Medef-19 - 16/04/2020

Colère, sans masque - 02/04/2020

L'oiseau - 26/03/2020

​C’est la guerre - 17/03/2020

​Commun, commune - 27/02/2020

Virus - 26/02/2020

1 2 3 4 5 » ... 22


Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​La vague

Regarder la mer et laisser l'esprit voyager. Surtout ne plus se laisser submerger par la peur. La peur de la « seconde vague » que croient voir arriver au loin, dans la brume, un de ces jours, l'épidémiologiste, le sous-préfet, le journaliste, la cousine dont la nièce travaille à l'hôpital. Regarder la mer. Regarder dans le flot d'abstentions de dimanche la vague verte portée par un courant socialiste que l'on croyait disparu. Regarder la mer et le temps d'un été laisser l'espoir voyager... 

​Michel Rouger

01/07/2020

Nono












Partenaires