Le billet

Khartoum


06/06/2019




Il y a deux mois, le 6 avril, une révolution non violente a surgi au cœur de Khartoum, la capitale du Soudan. Un nouveau printemps arabe pacifique. Et déjà tout près de mourir. Le sit-in était devenu un vaste forum politique où les utopies côtoyaient le prix du pain qui, en triplant, a déclenché la colère puis un vent de liberté. Depuis lundi, les durs des militaires et des bandes de miliciens à leur solde se déchaînent. Des corps échouent par dizaines sur les berges du Nil. Les leaders du mouvement sont entrés dans la clandestinité tout en continuant à appeler à toutes les formes de désobéissance civile. Combien de temps vont-ils résister ? Leur sort ne semble guère préoccuper les démocraties occidentales qui assignent les Africains à la dictature, la pauvreté et aux naufrages en Méditerranée.

Michel Rouger

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En ce jeudi 12 décembre, un sale temps frappe en rafales les fenêtres du monde. Au Royaume Uni, un Premier ministre menteur tente un coup de force électoral pour sortir son pays de l'Europe. En France, un gouvernement technocratique ose un coup de force social pour imposer un système de retraite injuste. A Madrid, la 25e Conférence sur le climat boucle demain par un nouvel échec la décennie la plus chaude de l'Histoire. Au Sahel, le Niger enterre soixante-et-onze soldats tués par des centaines d'assaillants djihadistes. En Algérie, les militaires organisent aussi ce jeudi une farce électorale pour continuer à confisquer le pays. Et puis une incroyable éclaircie. Toujours revenue depuis dix mois. Un grand mouvement pacifique qui secoue le pouvoir fossilisé algérien et bouscule les idées reçues. Le hirak continuera demain et ce n'est pas fini, là-bas, ici, partout.

Michel Rouger

12/12/2019

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