Le billet

Khartoum


06/06/2019




Il y a deux mois, le 6 avril, une révolution non violente a surgi au cœur de Khartoum, la capitale du Soudan. Un nouveau printemps arabe pacifique. Et déjà tout près de mourir. Le sit-in était devenu un vaste forum politique où les utopies côtoyaient le prix du pain qui, en triplant, a déclenché la colère puis un vent de liberté. Depuis lundi, les durs des militaires et des bandes de miliciens à leur solde se déchaînent. Des corps échouent par dizaines sur les berges du Nil. Les leaders du mouvement sont entrés dans la clandestinité tout en continuant à appeler à toutes les formes de désobéissance civile. Combien de temps vont-ils résister ? Leur sort ne semble guère préoccuper les démocraties occidentales qui assignent les Africains à la dictature, la pauvreté et aux naufrages en Méditerranée.

Michel Rouger

2019_06_26_khartoum.wav 2019 06 26 Khartoum.wav  (10.37 Mo)





Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :

La peine au travail - 16/01/2020

Violence d’État - 09/01/2020

​Les vœux - 19/12/2019

​Aux Actualités - 12/12/2019

​Juste - 05/12/2019

​​Vendredi culte - 27/11/2019

​Notre carte - 21/11/2019

​Marché colonial - 08/11/2019

​La trêve - 30/10/2019

​Le Peuple - 24/10/2019

​Méditation - 02/10/2019

​Hissez haut - 25/09/2019

​A table - 12/09/2019

Destination mars - 05/09/2019

​Heureux - 04/07/2019

Total sur le grill - 26/06/2019

​Souffrances - 19/06/2019

​Montez ! - 13/06/2019

​Arithmétique - 30/05/2019

Espèce en danger - 08/05/2019

Vote bleu - 01/05/2019

1 2 3 4 5 » ... 17


Le billet de la semaine

La peine au travail

Bonne année aux ouvriers des abattoirs. Et bonne santé surtout ! Par exemple à tous les collègues des ouvrières et ouvriers qui nous bouleversent dans le remarquable film Entrée du personnel à voir ou à revoir jusqu’au 6 mars sur Arte. Révoltant. Les bêtes pâturant chez l’éleveur du coin sont mieux traitées. Un film à voir par tous. Surtout par ceux qui veulent défendre ou réformer les retraites. « Reste à y arriver en bonne santé, dit un ouvrier, et à en profiter au moins deux ans. Autrefois les gens n’avaient pas des cadences comme ça. » Dans des tas de professions, de la souffrance physique au burn-out, la peine au travail s’est aggravée, malgré ou à cause de la robotisation, et à la fin, ceux qui ont beaucoup peiné et meurent tôt financent toujours les retraites de ceux qui ont moins peiné et meurent tard. Une injustice criante aggravée par le  pouvoir actuel qui a durci des critères de pénibilité déjà indigents. Un sujet qui devrait être au cœur des propositions des partis de gauche s’ils étaient vraiment sensibles à la peine au travail des milieux populaires. 

Michel Rouger

16/01/2020

Nono

Newsletter